illusobsvilles.jpg La plus récente des éditions du baromètre des villes de plus de 100 000 habitants est disponible ici. Les chiffres ci-dessous ne sont donc pas les plus récents.

Voici un peu plus de deux mois, je vous présentais le baromètre des régions sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, je vous présente celui des villes de plus de 100 000 habitants.

La méthode utilisée est la même que pour les Régions. J’ai considéré qu’une commune avait tout intérêt à parler de son activité sur les réseaux sociaux au sein de son site Internet. C’est donc sur le site Internet de la ville que ma recherche a porté. Je n’ai retenu que les pages généralistes. Seule Villeurbanne a créé une page spécifique pour les 15-25 ans mais son activité stagnait totalement dans la période concernée par mon observation.

En dehors de Villeurbanne, 26 des 41 villes de plus de 100 000 habitants signalent une présence sur Facebook mais seulement 24 ont une page. Les deux villes qui ont un profil sont les villes de Perpignan et de Saint Denis (93). Rappelons qu’aucune personne morale n’est autorisée à avoir un profil sur Facebook. C’est une situation d’autant plus dommageable pour Perpignan qui est actuellement bloqué à 5000 « amis », les profils étant limités à ce nombre. 19 grandes villes animent un compte Twitter. Les pages Facebook ou les profils Twitter retenus sont officiels et donc portés par la collectivité territoriale concernée. D’autres pages ou profils peuvent avoir été créés à l’initiative d’habitants ou d’amoureux de ces villes, ils ne sont pas pris en compte ici. Ce baromètre semestriel permettra de faire le point sur la présence des grandes villes dans les réseaux sociaux et de constater leur évolution.

Présence sur Facebook, présence sur Twitter, dans les deux cas, je vous propose un palmarès « brut » (nombre de fans, nombre d’abonnés) et un palmarès affiné en fonction du nombre d’habitants. Petite nouveauté : vous trouverez un tableau indiquant pour chaque ville combien il faut de fans pour produire une action (aime, commentaire, partage…). Vous trouverez aussi à la fin pour Twitter, un tableau affichant le nombre de tweets postés et l’impact sur l’évolution du nombre d’abonnés.

Présence sur Facebook : Bordeaux en tête après Paris

Paris sur Facebook est un cas tout à fait à part. La page attire en effet un grand nombre de touristes. En numéro deux on trouve la ville de Bordeaux qui est, eu égard à sa progression sur les 15 derniers jours, en mesure de consolider sa bonne position. Le community manager est très présent et ne s’appuie pas sur des flux RSS pour animer la page.

Le premier tableau classe les villes en fonction du nombre de fans et indique la progression sur 15 jours. Le deuxième tableau permet de comparer le nombre de fans au nombre d’habitants de la commune. Il est naturellement plus facile d’obtenir un grand nombre de fans dans une grosse ville que dans une ville à la population plus modeste. Clermont-Ferrand et Besançon obtiennent un excellent rapport dans le deuxième tableau.



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Le troisième tableau permet de juger la participation des fans à la vie de la page. Sont enregistrés le nombre de commentaires, de partages, de j’aime sur les posts ainsi que les publications des fans quand cette possibilité est offerte. Paris comptabilise un grand nombre d’interactions mais qui, comparé au nombre de fans, lui vaut l’avant dernière place. Brest obtient le meilleur taux d’interaction.



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Présence sur Twitter : les bonnes performances de Paris et Bordeaux Seules 19 grandes villes ont un compte Twitter. L’influence des touristes pour la capitale est ici beaucoup moins présente. Le premier tableau classe les villes en fonction du nombre d’abonnés. Le tableau suivant donne le ratio nombre d’habitants / nombre d’abonnés. Bordeaux est largement en tête de ce deuxième comparatif.



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Le nombre de tweets, observé sur onze jours montre de très grandes disparités : de 0 tweet pour Toulon à 120 tweets pour Toulouse. La moyenne de publication par ville se situe à 26 soit un peu plus de deux par jour. Il n’y a pas de lien évident entre le nombre de tweets et la progression du nombre d’abonnés.



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J’ai pu observer que plusieurs communes n’ont toujours pas personnalisé le nom de leur page sur Facebook. L’adresse qui mène à leur page contient en effet des séries de chiffres.

Faut-il autoriser les fans à publier des informations sur la page ? Les comportements divergent sur cette question.

On constate des différences importantes dans le type et le nombre d’informations publiées chaque jour par les villes.

Sur Twitter, les communes ont généralement un nombre d’abonnements très inférieur au nombre d’abonnés. Deux exceptions à cette règle : Montreuil qui compte plus d’abonnements que d’abonnés et Strasbourg dans une moindre mesure. Il est vrai que le fait d’avoir beaucoup d’abonnements a un effet positif sur le nombre d’abonnés mais est-il souhaitable d’encourager ce comportement.

Amis lecteurs, je suis à votre écoute pour toute suggestion permettant de rendre plus efficace ce baromètre et ses analyses.