Pour une mise en valeur des informations au sein d’un site, il faut un titre lisible et dans les premières lignes du texte ce que l’on appelle « le message essentiel ». Dans le domaine de la presse écrite, le journaliste pratique « la pyramide inversée ». Il parle de ce qui est important au début puis aborde des éléments de contexte, propose des compléments. Cette méthode a été justifiée pendant longtemps car si on devait couper un article trop long, on pouvait le faire sans risque de perdre l’essentiel. Les informations principales se situaient en début d’article.

J’utilise de plus en plus les fils RSS. Ces derniers me font gagner un temps considérable. Plutôt que de surfer dans chaque site à la recherche de nouveautés, le fil va me les chercher, sans effort de ma part. Dans mon lecteur de fils, il ne s’affiche souvent que les premières lignes de la news. Combien de fois ma lecture ne va pas plus loin. Si une information importante se situe plus bas dans le corps du texte, il y a de grandes chances que je n’en prenne jamais connaissance. Aujourd’hui, c’est l’internaute qui « coupe » les articles.

L’internaute pratique aussi le saute-mouton : il commence à lire un paragraphe, si ce dernier lui semble inintéressant, il va plus loin. Faire exhaustif, c’est prendre le risque de ne pas être lu.

Je suis persuadé que nos fiches d’information doivent être conçues sur le principe de la pyramide inversée. De manière générale, nos textes sont trop longs, trop redondants, chargés d’un vocabulaire incompréhensible pour les non-spécialistes.

Je ne nie pas que certains internautes aillent très loin dans leur recherche et cherchent à valider ce qu’ils ont trouvé. Mais c’est une pratique de moins en moins courante.

Pendant longtemps on a affirmé que le look d’un site favorisait ou non sa lecture. Avec l’adoption massive du fil RSS, fil qui, rappelons-le, s’adapte au format d’affichage du lecteur, la structuration du site (et non son look) va prendre une place considérable. L’esthétique passera sans doute au deuxième plan.

Une note de Fred Cavazza (vue chez David Touvet) traite de la question du nombre de clics. A l’époque où l’on surfait en bas débit, la règle des trois clics avait toute sa force mais aujourd’hui est-elle encore pertinente ?

Fred pense qu’il faut réduire le nombre de clics pour atteindre le niveau le plus profond dans un site. Il admet pourtant que cela revient à complexifier l’arborescence.

Pour aller au bout de cette logique, nos pages d’accueil devraient-elles n'afficher que le plan du site ?

Fred demande s’il est « plus désagréable de cliquer 4 fois pour arriver à l'info en suivant un parcours bien fléché, ou n'avoir qu'un clic à faire au milieu de 100 entrées ? »

Il se plaint aussi des arborescences qui ne sont ni intuitives, ni efficaces et des moteurs internes qui donnent des résultats inadaptés.

Quant aux tags, nous l’avons déjà vu, ils sont mal gérés et donc inefficaces. Pour l’instant !

A l’heure où la désinformation prend de l’essor, où la recherche d’information fiable se complexifie, il est essentiel que nos sites d’information soient accessibles et d’une ergonomie exemplaire.

Avez-vous une expérience à ce sujet ? Testez-vous l’ergonomie de vos sites avec le public ? A quelles conclusions en êtes vous arrivés ?