Une des questions les plus souvent soulevées est de savoir si l’on doit publier l’information complète par le biais du fil ou seulement une partie pour obliger le lecteur à se connecter sur le site, auteur de l’info. Cette publication partielle a été choisie pour les newsletters. Seules les premières lignes sont imprimées pour donner l’envie au lecteur de se connecter sur le site auteur, pour lire la suite. La plupart des newsletters aujourd’hui sont d’ailleurs faites à base de fils RSS.

Si le fils RSS est intégralement publié, le lecteur oublie l’existence du site auteur et finit par ne plus s’y connecter. Si le fil est partiellement publié, c’est une vraie corvée pour le lecteur de se connecter à chaque fois qu’une information l'intéresse.

Une troisième voie a vu le jour dernièrement : l’affichage du site directement dans la fenêtre du lecteur RSS. L’ergonomie du site, sa charte graphique, la publicité sont visibles. Que des avantages ! Pas tout à fait, car l’affichage est plus long : l’application de lecteur de fils doit se connecter à chaque fois au site concerné au lieu de simplement afficher le texte, qu’il a stocké.

Même si cette façon d’afficher les fils est une excellente idée, elle ne résout rien. Demain, l'internaute affichera ses fils au sein de pages Internet thématiques, permettant de lire l’information comme dans un journal. L’origine de l’information sera de moins en moins visible pour le lecteur.

Il faut donc réfléchir d’urgence au fil RSS comme un produit à part entière et pas seulement comme un système d’affichage. Il faut garder un modèle économique à ceux qui ont besoin de faire de la publicité pour financer leur service. Il faut trouver un moyen d’identifier le flux et ne pas en laisser l’initiative au seul développeur des lecteurs de fils ou à l'auteur de pages personnalisables.

L’affichage de publicité ou de logos publics sur les sites n’aura bientôt plus d’intérêt, il est donc urgent de réfléchir avant que les financeurs publics ou privés n’en tirent les conséquences.

Et vous, voyez-vous une solution ?