Doit-on développer les infrastructures ou les services ?

Hervé Saulignac, le représentant du Conseil régional Rhône-Alpes en charge des TIC, a estimé que les élus étaient trop focalisés sur les zones blanches (zones où l’Internet haut débit n’est pas accessible) et ne s’occupaient pas suffisamment des finalités. Il a cependant insisté sur l’importance des infrastructures car c’est là où il y a de l’infrastructure haut débit que la demande de services augmente.

Le Délégué aux usages de l’Internet, Bernard Benhamou, s’intéresse peu aux infrastructures. Il souhaite davantage de services et surtout des services moins généralistes qui prennent en compte la diversité des publics : les seniors, les CSP -, ... Il a particulièrement insisté sur la dimension collaborative du Web.

Un manque de connaissance de l’univers du Web chez les élus !

Hervé Saulignac a insisté sur le fait que la majorité des élus ont encore des pratiques très archaïques dans ce domaine. Des débats ont lieu sur le net mais les élus n’y sont pas présents. L’aspect technique l’emporte trop sur l’aspect politique.

Lors des pauses, de nombreux participants signalaient leurs difficultés dans ce domaine et conseillaient de parler des usages pour éviter les freins, liés à la méconnaissance des élus politiques.

Le web 2, oui mais ce dont j’ai besoin !

Certains s’inquiétaient de cette avalanche de services qui pourrait générer davantage de fracture numérique. Les services web 2 sont particulièrement utiles mais ils sont souvent difficiles d’accès. Les ExplorCamp d’Autrans, sorte de speed dating pour découvrir les nouveaux services Web 2.0, ont permis une découverte rapide de nombreux services. Ce concept est intéressant car il force la réflexion, mais pas tout à fait satisfaisant car la rapidité de présentation ne favorise pas l’appropriation.

Le collaboratif, une obligation pour réussir ?

Le constat est général. Dans nos sociétés, le cloisonnement n’est plus possible. Tout doit être fait pour favoriser la collaboration. Une table ronde et plusieurs ateliers ont traité de cette question. Lors d’un des ateliers, les participants ont affirmé que les structures qui n’adopteraient pas une pratique collaborative étaient condamnées à disparaître. Les structures elles-mêmes l’admettent : ce qu’elles ne peuvent faire seules, faute de moyens suffisants, elles peuvent le réussir en mutualisant.

Une expérience étonnante : « The hole in the wall » !

L’expérience « The hole in the wall » cherche à déterminer si des groupes d’enfants peuvent apprendre à utiliser des ordinateurs et Internet de façon autonome. Cette expérience est une réussite. Des enfants qui n’avaient jamais connu l’ordinateur découvrent intuitivement ses usages, accèdent à des connaissances et ce sans la moindre intervention extérieure.

Je me permets pour conclure de vous conseiller la lecture passionnante du Hors-série 03 des Enjeux Les Echos qu’on nous a distribué lors de la manifestation. Son titre : « Voyage dans les mondes virtuels » avec pour sous titre : « Comment le numérique change notre société, nos enfants, notre travail et jusqu’à nos rêves.