Logo_Bretagne.jpg L’étude que je vais vous présenter sommairement ici a été conçue et mise en œuvre par le réseau Information Jeunesse de Bretagne. Christophe Moreau, sociologue, a accompagné les participants à l’étude. L’analyse des chiffres a été réalisée par l’association Gece (Groupe d’études culturo-économiques), spécialisée dans l’ingiénérie économique et statistique.

J’en profite pour remercier bien sincèrement Soazig Renault, directrice du CRIJ Bretagne, qui me communique cette enquête pour vous en faire bénéficier alors qu’elle n’est pas encore disponible en ligne.

La passation des questionnaires s’est faite fin 2006, essentiellement dans les lycées (1/3 des enquêtés) et dans le réseau Information jeunesse. Dans une moindre mesure, les jeunes ont été interrogés dans des écoles supérieures et des universités, des missions locales, des CIO, des foyers de jeunes travailleurs, des organismes de formation professionnelle, des équipements de quartier. Au total, 2 792 jeunes de 16 à 30 ans ont été sondés.

On constate dans cette étude une sur-représentation du sexe féminin au sein de l’échantillon (60 % de femmes) alors que leur nombre d’après l’Insee devrait être équivalent à celui des garçons. Cette sur-représentation n’est cependant pas une surprise puisqu’on constate, dans le réseau Information Jeunesse, par exemple, une fréquentation des structures plus importante pour les filles que pour les garçons et ce dans une proportion comparable.

Les jeunes recourent en priorité lors d’une recherche d’information aux interlocuteurs suivants :

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Les moins de 18 ans ont beaucoup recours aux parents pour s'informer. Les plus de 26 ans sont deux fois moins nombreux à le faire. Cette désaffection se fait au bénéfice des structures d’information. Les autres chiffres et notamment le recours à Internet évolue peu selon les tranches d’âge.

Les motivations des jeunes pour choisir leurs interlocuteurs physiques sont :

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La lecture de ces chiffres montre bien où se situent les enjeux. La proximité géographique, dont on nous vante tant l’absolue nécessité, ne semble pas ici faire recette.

Les jeunes cherchent une information

  • qu’ils n’avaient pas encore, dans 57 % des cas ;
  • pour compléter une information qu’ils avaient déjà, dans 21 % des cas ;
  • pour vérifier une information qu’ils avaient déjà, dans 15 % des cas.

Les structures d’information ont un public spécifique avec une fréquence de visite très variable.

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Quand les jeunes vont dans un lieu d’information, c’est pour y trouver :

  • une personne qui conseille (63 %) ou une personne qui écoute (22 %) ;
  • des documents en libre accès (57 %) ;
  • un accès à Internet (23 %).

Les jeunes sont plutôt satisfaits lors de la visite d’un lieu d’information.

Les jeunes considèrent que leurs demandes ont été plutôt bien comprises (74 %). La bonne appréciation est plus nuancée quant à l’aide qu’ils ont reçue (59 %) et la vitesse de traitement de leurs questions (58 %). Les jeunes se rendent sur les lieux d’information spécialement pour cela (64 %) et dans une moindre mesure au cours d’une de leurs sorties.

L’étude démontre un déficit de communication des structures d’information. Les auteurs de l’étude constatent un fort engouement pour Internet mais regrettent qu’on ne développe pas suffisamment chez les jeunes le sens critique, que ce soit vis-à-vis d’Internet comme de tous médias de manière générale.

Un deuxième billet traitera prochainement d’autres aspects de l’étude bretonne.