AssisesNice.JPG Mercredi 21 et jeudi 22 mai avaient lieu les Assises nationales des TIC du secteur public, qui se déroulaient au Palais des expositions de Nice Acropolis.

Lorsqu'on décide de se rendre dans ce type de manifestation, on espère revenir avec de nouveaux concepts, découvrir de nouvelles pratiques, comprendre comment d'autres ont résolu les difficultés qu'on a soi-même rencontrées. Quand je dis : « on espère », je devrais dire : « on exige », eu égard au coût de la participation qui n'est pas négligeable (frais d’inscription, transport, hébergement, restauration, coût salarial).

Malheureusement les organisateurs s'installent de plus en plus dans la reproduction des éditions précédentes et toutes ces assises-rencontres-colloques se ressemblent de plus en plus. Les participants aux Assises de Nice n'auront pas échappé à la dématérialisation des procédures, aux services d'informations géographiques (SIG) et aux Espaces numériques de travail (ENT). Je ne dis pas que ces questions sont sans intérêt, mais la répétitivité de leur programmation devient lassante, sans nouvel apport de réflexion.

Il y a aussi des problèmes de méthode. Si on peut comprendre que les séances pleinières permettent peu au public de s'exprimer, il est plus difficile d'admettre que dans un atelier, le public ne puisse interpeller les intervenants ou leur poser des questions, faute de temps !

La palme ;-) est sans doute à attribuer à un atelier consacré aux ENT où 8 intervenants se sont succédés en 1 h 30, sans aucun temps de parole laissé aux participants.

Il existe tout de même des façons plus dynamiques de penser des ateliers. S'il s'agit de refuser au public toute interaction avec les intervenants, alors il faut enregistrer des contenus et les mettre à disposition sur Internet. Cela aura au moins pour avantage de coûter moins cher et de s'adapter aux disponibilités des participants. On s’approche ici du concept de micro-formation développé par Frédéric Soussin.

Alors que la presse et les blogs traitent quotidiennement de l'évolution d'Internet et de celles des usages, on a l'impression que les organisateurs de rencontres n'osent pas parler de ce nouveau web qu'il leur faudra bien un jour prendre en compte.

Avec un retour sur investissement aussi faible pour les participants, dans une période où les économies sont de rigueur, on peut craindre que le public déserte ce type de manifestation.

Jean Michel Billaut aborde la question du coût des salons et l'intérêt de les organiser en mode virtuel. Une solution qui n'est pas applicable dans tous les cas mais à laquelle on peut réfléchir.