97 % des parents considèrent que les choix d’études, d’orientation, d’avenir professionnel de leurs enfants sont pour eux un sujet de préoccupation important.

Vous connaissez mon affection particulière pour les questions qui ont pour objet de savoir si les sondés se sentent bien ou mal informés ! Comme on le sait depuis longtemps, le fait de se sentir mal informé ne correspond pas forcément à une réalité mais à de l’inquiétude. L’institut CSA ayant fait une répartition par catégories professionnelles, on apprend que 46 % des artisans, commerçants et chef d’entreprise et 44 % des parents non diplômés se sentent bien informés alors que la moyenne de l’échantillon est de 62 %. A l’inverse 79 % des parents disposant d’un niveau d’études supérieur à bac + 2 et 80 % des cadres s’estiment bien informés.

On a demandé par ailleurs aux parents : « Qui vous semble le mieux placé pour aider les jeunes à s’orienter ? ». C’est le contact avec une personne qui est privilégié ici. Les parents se citent en priorité (58 %) puis les salons sur les études et les métiers (54 %), les enseignants (53 %), les conseillers d’orientation (48 %). La presse, les médias et Internet arrivent à la dernière place avec seulement 38 %. 74 % des parents estiment qu’ils ont une influence importante, voire très importante sur les choix d’orientation de leurs enfants.

Les parents pensent très majoritairement (67 %) que l’école n’apprend pas suffisamment aux jeunes à faire des choix d’orientation. Ce chiffre atteint même les 77 % chez les cadres. Un résultat qu’a repris Xavier Darcos lors de son intervention de vendredi. Pour 40 % des personnes interrogées, l’orientation est une orientation subie.

On parle souvent de la mauvaise image des filières professionnelles. Dans ce sondage, les parents estiment à 83 % que l’orientation de leurs enfants vers cette voie est plutôt un avantage pour leur avenir professionnel et que cette orientation serait plutôt un soulagement à 64 %.

Tout cela donne le sentiment de parents très (ou trop ?) engagés dans les choix d’orientation de leurs enfants. Un parent sur deux « seulement » accepterait que son enfant s’engage dans une filière qui offre peu de débouchés. Orientation subie ou orientation choisie, la question mérite en effet réflexion !