surmenage.jpg Les résultats du cinquième baromètre sur la perception des Français quant à leurs conditions de travail et leurs aspirations ont été publiés. C’est une initiative du réseau ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) qui a confié cette enquête à TNS Sofres.

L’étude repose sur l’interview par téléphone de 818 personnes avec utilisation de la méthode des quotas et stratification géographique. Les interviews se sont déroulées entre le 28 janvier et le 2 février 2008. Les salariés français apparaissent partagés entre deux choix de vie : équilibrer vie privée et vie professionnelle (61 %) d’une part et progresser par la prise de responsabilités (57 %) d’autre part.

80 % des salariés se disent disposés à consacrer du temps personnel à leur formation. Les dispositifs comme le droit individuel à la formation (DIF), le bilan de compétences ou la validation des acquis de l’expérience (VAE) sont plébiscités. Ces dispositifs sont pourtant faiblement utilisés. Comme frein à leur utilisation, sont cités la complexité des modes d’accès et la crainte de la réaction de l’employeur, dans le cas par exemple d’une demande de bilan de compétences.

Ce sont les personnes les moins qualifiés et les salariés en CDD qui disposent le moins de ces formations. Les salariés classent par ordre d’importance, pour le choix d’un emploi : le niveau de rémunération (52 %), les conditions de travail (44 %) et l’intérêt du poste occupé (40 %).

L’étude constate une accélération de la « mobilité professionnelle ». De nombreux facteurs interviennent dans la décision de changer d’activité. Sont cités par ordre d’importance : le salaire pour 56 % des personnes interrogées, pour 44 % leur démotivation et pour 42 % pour le manque de possibilités et de perspectives dans le poste actuel. La pénibilité du poste et le stress sont cités par 18 % des Français interrogés. La précarité du précédent emploi est citée par 13 % des personnes.

Les quadragénaires sont plus sensibles que la moyenne à la répétitivité des tâches (38 % contre 33 %), au salaire trop faible (61 % contre 55 %) ou aux relations sociales difficiles (32 % contre 27 %). Les quinquagénaires acceptent davantage la situation et sont moins disposés à changer de métier. Prendre des responsabilités plus lourdes les intéresse bien moins que les quadragénaires (40 % contre 55 %) et ils sont moins prêts à investir de leur temps personnel pour développer des compétences.

Les femmes sont moins sensibles que les hommes à leur niveau de salaire (43 % contre 61 %). La pénibilité du travail est bien moins une raison pour changer de travail (27 % pour les femmes, 38 % pour les hommes).

Les femmes considèrent que l’entretien professionnel débouche sur des propositions de progressions professionnelles dans 38 % des cas contre 50 % pour les hommes. Ce sont majoritairement les hommes qui souhaitent prendre des responsabilités plus lourdes (67 %) contre seulement 47 % pour les femmes. 20 % des hommes se disent prêts à changer de métier contre 13 % pour les femmes. 25 % des hommes souhaitent devenir chef d’entreprise contre seulement 11 % des femmes.

Par ailleurs, elles ne sont pas plus nombreuses que les hommes à vouloir concilier vie personnelle et vie professionnelle et sont même moins nombreuses que les hommes à considérer les raisons personnelles comme des raisons importantes pour changer de métier.