Le rapport de 291 pages reproche au système d’orientation d’être trop basé sur les résultats scolaires. On retrouve dans ce rapport les critiques devenues habituelles contre les conseillers d’orientation-psychologues (Cop) et les propositions traditionnelles :

  • Les conseillers d’orientation-psychologues ne devraient plus être recrutés parmi les titulaires d’une licence en psychologie. Ces postes devraient être ouverts « aux formations juridiques, économiques, littéraires, à des enseignants qui recevraient, à cette fin, une formation complémentaire. »
  • Une réforme de la formation des conseillers d’orientation devrait faire une plus large place à la connaissance du marché du travail, de la réalité des métiers, de la vie en entreprise, et, d’une façon générale, des réalités de l’économie.
  • Les horaires d’ouverture des CIO sont non adaptés.
  • Les professeurs doivent jouer un rôle plus important dans l’orientation.
  • Les parents doivent être davantage associés.

Mais on trouve deux éléments nouveaux :

  • Le rapport propose que les Cop jouent un rôle d’aide à la parentalité en direction des parents d’élèves qui souhaitent s’impliquer dans les choix d’orientation importants pour l’avenir de leurs enfants.
  • Le rapport juge trop abstraite la documentation Onisep mise à la disposition des élèves dans les Centres d’information et d’orientation. En fait il lui est reproché « d’être déconnectée des réalités de l’emploi ». C’est la première fois, à ma connaissance, qu’il est fait un reproche à l’Onisep dans un rapport.

Les principales recommandations, au nombre de 19, adoptées par la Délégation pour favoriser une plus grande mixité professionnelle dans tous les secteurs d’activité sont présentées de façon très synthétique dans ce communiqué. Vous trouverez ci-dessous celles qui sont les plus urgentes à mettre en œuvre, à mes yeux :

  • Lutter contre les représentations stéréotypées des rôles respectifs des femmes et des hommes dans les livres pour enfants et les manuels scolaires ;
  • Encourager la féminisation des noms de métiers et appellations professionnelles ;
  • Généraliser à tous les enseignants l’obligation d’effectuer des stages en entreprise au cours de leur formation initiale et continue ;
  • Organiser régulièrement dans les écoles des témoignages d’adultes (chefs d’entreprise, anciens élèves, parents d’élèves) sur leur expérience professionnelle ;
  • Encourager le développement de réseaux interprofessionnels de femmes.

Mme Gisèle Gautier, présidente, a fait une proposition page 177, non reprise dans les recommandations. Elle a suggéré que soit organisée une « sorte de Grenelle de l’orientation » pour rassembler tous les acteurs autour d’objectifs précis et sensibiliser l’opinion publique à cette cause majeure.