42-15458932 Cette association a été déclarée au Journal Officiel le 21 juin 2008 mais sa présentation officielle a eu lieu le 11 septembre dernier. Quatre associations se sont constituées en fédération : le « Réseau Insertion Jeunes. Fédération des associations nationales pour l’insertion des jeunes », le RIJ. Ces associations sont l’Union nationale des Missions locales (UNML), l’Association nationale des directeurs et directrices de Missions locales et PAIO (ANDML), l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ), l’Union nationale des comités locaux pour le logement autonome des jeunes (UNCCLAJ). En fait cette fédération concerne trois structures, les deux premières associations citées représentant les mêmes structures (missions locales et PAIO).

Le RIJ a implanté son siège social à Toulouse à la même adresse que l’UNML. Cette fédération a pour objet de fédérer ses membres pour renforcer et amplifier leurs actions, en favorisant les échanges et l’élaboration d’actions concertées, de représenter ses membres auprès des pouvoirs publics, de promouvoir l’expertise acquise en matière d’insertion et l’approche globale des problématiques des jeunes, par sa fonction d’observatoire actif de la jeunesse.

Le RIJ appelle dès sa création à un large regroupement des organismes qui contribuent à l’insertion sous sa bannière. Il est impossible de ne pas faire le parallèle entre cette création et la très prochaine mise en place de l’opérateur unique (ANPE et Assedic). Les difficultés actuelles (principalement financières) que rencontrent les Missions locales ne sont sans doute pas étrangères, non plus, à cette création.

Le document « constats partagés » des membres du Réseau Insertion Jeunes de septembre 2008 insiste sur les faits suivants :

  • malgré la baisse du chômage, l’insertion professionnelle des jeunes demeure pour beaucoup d’entre eux hypothétique ;
  • l’accès des jeunes au logement est une étape indispensable du parcours d’insertion ;
  • un million de jeunes ne sont pas repérés par le Service public de l’emploi ;
  • les associations qui composent le RIJ demandent des conventions pluriannuelles d’objectifs ;
  • les professionnels du réseau Insertion Jeunes accompagnent plus d’un million de jeunes et les membres du RIJ affirment que la majorité de ces jeunes ne sont connus que de leur seul réseau.

Il reste cependant une zone d’ombre dans la définition des missions du RIJ. Si la problématique des CLAJ est aisément définissable (trouver des logements à ceux qui en cherchent), quelle est la mission exacte des missions locales ?

Les missions locales ou les PAIO s’adressent-t-elles à TOUS les jeunes (scolaires et non scolaires ; bas niveaux et hauts niveaux de qualification), considérant que tous ont des difficultés d’insertion ou seulement à ceux qui sont le plus éloignés de l’emploi ? Doit-on considérer qu’un centre d’information et d’orientation, qu’un centre d’information sur les droits des femmes et des familles, qu’une structure information jeunesse, pour ne citer que ceux-là, sont des structures d’insertion ?

A force de ne pas répondre à cette question pourtant essentielle, le malaise s’installe.