Photo Microsoft Office Le Conseil régional Ile-de-France organisait le 18 novembre dernier, la Rencontre des acteurs de la citoyenneté et de la démocratie numérique. Il s’agissait en fait de démontrer en quoi les TIC pouvaient être un facilitateur pour les associations dans le cadre de leurs missions.

La matinée était consacrée aux tables rondes.

Valérie Peugeot (Vecam) a rappelé que les principaux acteurs du web souhaitent de plus en plus monétiser l’attention des internautes (« le temps de cerveau disponible ») auprès des publicitaires et autres communicants. Elle a encouragé les associations à ne pas avoir recourt à la publicité. Un vœu pieu au vu des difficultés financières croissantes des associations.

Nicolas Vanbremeersch (anciennement Versac) a parlé de la République des blogs, des rencontres informelles de blogueurs engagés dans le domaine politique. Il a parlé de lieu de fécondité des idées et des réflexions.

Sophie Pène a parlé de la plateforme de blogs de l’Université Paris V.

Michel Briand, Vice-président de Brest métropole et présent dans la salle, a demandé pourquoi les lycéens n'auraient pas accès à des plateformes de blogs avec l’accompagnement de leurs enseignants. A mon sens cela nécessite avant tout un programme ambitieux de formation des dits enseignants.

La Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) a mis en place une plateforme de blogs qui permet l’expression de ses adhérents dans les départements

Le Réseau Education sans frontière est une association née en 2004 qui lutte contre l’expulsion des sans papiers. Sans Internet, l’association n’aurait pu mener ses actions. Brigitte Wieser, représentante du Réseau Education sans frontière a notamment insisté sur la capacité de faire remonter en temps réel des informations et de les rediffuser auprès des militants et des familles afin de permettre les mobilisations.

Benoît Thieulin (militant) a insisté sur l'accès à la « parole médiatique » que permet Internet.

Denis Pansu (FING et Port Parallèle) a affirmé qu’Internet permet de moins focaliser sur les outils et de se consacrer davantage au projet associatif. Il a rappelé que la rencontre numérique encourageait la rencontre physique.

L’après-midi était consacrée à des ateliers thématiques et pratiques.

Plus de 300 participants, c’est la preuve d’une véritable attente. Les associations ont besoin de formation, de présentation des outils, d’une véritable alphabétisation.

Si ces initiatives ont le mérite d’exister, il est pourtant essentiel d’aller plus loin. Un travail de proximité permettrait de favoriser une appropriation massive des outils du web par un monde associatif qui en a largement besoin.