Photo Microsoft OfficeLa Sofres a réalisé pour la quatrième année une enquête pour l’Association française des opérateurs mobiles (Afom). Un PowerPoint au format pdf est disponible.

L’étude a été réalisée en août 2008 auprès d’un échantillon national de 1 200 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 12 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile.

C’est la traditionnelle méthode des quotas qui a été utilisée.

L’échantillon est identique à celui de 2006 et 2007, celui de 2005 concernait seulement les 15 ans et plus.

Le nombre de téléphones mobiles progresse : 79 % de la population est concernée (soit + 3 %). Le taux d’équipement des plus jeunes ne progresse pas (71 % des 12 à 14 ans, 94 % des 15 à 17 ans, 97 % des 18 à 24 ans). Le taux d’équipement des 25 à 29 ans progresse de 4 points (93 % en 2008), le taux pour les 30 à 39 ans reste identique (88 %). Les plus fortes progressions sont constatées chez les 40 à 59 ans : 79 % (+ 6 points) et les plus de 60 ans : 54 % (+ 4 points).

Le nombre d’utilisateurs qui envoient des SMS progresse encore (+ 7 points), soit 79 %. 8 points de plus pour la prise de photos. En deux ans, cet usage est passé de 45 à 61 %. Il faut dire que la qualité des images pendant cette même période s’est considérablement améliorée. Faire des vidéos est une pratique qui est passée de 19 % en 2006 à 37 % en 2008 et l’écoute de la musique est partie de 15 pour atteindre les 33 % pendant la même période.

Le mobile a une valeur symbolique importante, ce n’est pas qu’un accessoire technologique. 40 % des femmes de plus de 12 ans et 49 % de celles qui sont âgées de 12 à 24 ans affirment avoir vécu une « belle histoire » avec l’un de leurs téléphones mobiles : rassurer un proche, porter secours ou être secouru, faire une rencontre…

87 % des personnes interrogées considèrent que le mobile est une bonne chose. Parmi les non-équipés le pourcentage est même en très forte progression.

65 % des personnes interrogées considèrent que c’est un objet qui favorise leur liberté et 27 % considèrent au contraire que c’est un objet qui permet de contrôler et d’être contrôlé. 76 % des 12 – 24 ans sont sensibles à l’aspect liberté que leur confère l’objet.

Les campagnes d’information sur la dangerosité des mobiles ont eu un effet sur l’opinion publique. Les personnes qui considèrent que l’outil est dangereux sont plus nombreuses (29 % contre 17 % en 2007). La grande majorité reste indécise.

Les Français considèrent normal à 56 % de répondre à un appel en fonction du nom ou du numéro qui s’affiche. Ils trouvent incorrect d’appeler en numéro masqué (57 %). 31 % des 12 – 24 ans et 22 % des parents admettent écouter les messages ou lire les SMS d’un membre de leur famille.

Enfin, 1 % trouve normal de prendre un appel pendant un rapport sexuel ! Le partenaire doit apprécier !