collaboratif.jpgLa question de « l’efficacité » du collaboratif m’est venue suite à un billet d’Eric Dupin où ce dernier affirme que les commentaires sur son blog participent à la qualité et à la pertinence de ses publications.

Il prend pour exemple un de ses billets qui présentait un gadget destiné à faciliter la recharge de téléphones portables. Ce billet a généré 29 commentaires. Dans un nouveau billet, il classe les interventions de ses lecteurs et constate qu’on peut en tirer des enseignements.

Doit-on investir dans le collaboratif et quelles sont les conditions pour obtenir de la valeur ajoutée ?

Le collaboratif ne se proclame pas

C’est parce qu’Eric apporte de la valeur (du contenu) qu’il obtient de la valeur ajoutée (les commentaires). Eric est l’animateur du réseau qui s’est constitué autour de son blog et le temps qu’il passe à lire les commentaires et à y répondre sont nécessaires au dynamisme de sa communauté. Combien de communautés virtuelles se créent sur Internet et ne produisent pas grand chose, faute d’un véritable apport de contenu et d’une réelle animation ?

Le traitement des commentaires crée de la valeur

Ce qui crée de la valeur dans le cas de ces commentaires, ce ne sont pas les commentaires eux-mêmes, qui ne sont pas tous de qualité, mais surtout le travail de synthèse que lui, Eric, a effectué à cet occasion. Pour produire ce travail de synthèse, il peut être amené à vérifier l’information, en tout cas, il est au minimum obligé de lire attentivement et de classer les résultats.

Beaucoup de temps investi pour récupérer « un peu » de valeur ajoutée ! Est-ce « rentable » ? Certains le pensent et ont même développé un modèle économique : le crowdsourcing.

Un des exemples le plus connu est celui d’InnoCentive, une entreprise qui organise la rencontre de scientifiques de haut niveau et des entreprises à la recherche de solutions. Il semble que le système fonctionne et permette de rémunérer les efforts du chercheur, à moindre coût pour l’entreprise.

Le collaboratif PEUT créer de la valeur ajoutée, voire même être rentable. Encore faut-il définir la notion de valeur propre à chaque secteur. Dans le domaine de l’action publique, la valeur ajoutée n’est pas financière. En matière d’information des jeunes, elle se situe bien plus dans l’appropriation des informations qu’elle favorise.

Pour ces raisons, il est urgent de laisser une large place au collaboratif dans nos démarches d’information des jeunes.