Illustration.frOn encourage de plus en plus les entreprises à communiquer par le biais des réseaux sociaux. Certaines s’y sont mises, séduites par un nombre croissant d’utilisateurs et l’efficacité du bouche à oreille sur ces plateformes. Certes, mais beaucoup apprennent aujourd’hui que ces utilisateurs, si nombreux, sont aussi des salariés de leurs entreprises et qu’ils communiquent assez abondamment pendant leurs heures de travail. Emilie Ogez citait récemment une enquête réalisée par Olfeo sur l’utilisation d’Internet au bureau en 2008. Voici les conclusions de l’étude Olfeo :

  • le temps passé sur Internet au bureau est passé de 66 à 90 minutes en 1 an ;
  • 73 % de l’utilisation du web est à usage non professionnel ;
  • 70 % des internautes passent en moyenne 1h50 à surfer à des fins non professionnelles. Ce chiffre atteint 3h15 pour 39 % d’entre eux.

Cette étude a été réalisée sur le premier semestre 2008 auprès d’une trentaine d’entreprises de taille variable représentant plusieurs milliers de collaborateurs. L’étude se base sur l’analyse des journaux de connexion au web fourni par les serveurs proxy. Elle ne porte pas sur les mails. Pour distinguer ce qui est professionnel de ce qui ne l’est pas, Olfeo précise que l’arbitrage a souvent favorisé l’usage professionnel. Par exemple, pour sncf.com, l’usage a été systématiquement considéré comme professionnel.

Surfer depuis le bureau… mais pas toujours pendant le temps de travail

Olfeo insiste peu dans son communiqué sur le fait (p. 6) que l’utilisation du web à caractère non professionnel progresse plus lentement que l’usage professionnel. Olféo constate que les horaires de forte utilisation non professionnelle se situent en début de matinée, en début et fin d’après-midi. Comment affirmer dès lors que ces personnes surfent pendant leur temps de travail et pas simplement au travail ? Pour information, Olféo se qualifie de première passerelle française de sécurité informatique et le contrôle d’accès fait partie de ses missions, des missions qu’il souhaiterait sans doute développer.

Olféo n’a pas étudié spécifiquement les réseaux sociaux. Et là il semble bien que certains abusent de la situation. Un article papier du 12 novembre 2008 du journal Le Monde titrait « Quand Facebook nuit à la productivité des salariés ». L’article signalait que dans certaines entreprises pour freiner le phénomène, on a fermé les accès aux réseaux sociaux alors que l’on se gardait bien de fermer les sites vitrines des entreprises concernées sur lesdits réseaux sociaux. Une fois les accès fermés, des manœuvres de contournement ont lieu et notamment l’usage de ces plateformes par le téléphone portable tend à augmenter.

Beaucoup d’informations circulent dans les réseaux, dont certaines sont utiles à l’entreprise. Alors quelle attitude adopter ? Bertrand Duperrin estime qu’il s’agit d’un problème de management et non d’une déviance à réprimer. Une simple histoire d’éducation, finalement !