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Rédacteur Agoravox

Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse a lancé le 9 mars dernier, la commission de concertation sur la politique de la Jeunesse. Lors de son discours du 9 mars, Martin Hirsch a déjà baptisé le programme qui sortira de la réflexion de cette commission. Il s’appellera FORCES : F pour formation, O pour orientation, R pour ressources et résidence, C pour citoyenneté et culture, E pour emploi, S pour santé.

Le haut-commissaire précise aussi : « cette commission est large et imposante. Tous les acteurs y sont présents. Cela évite aux uns de renvoyer, comme on en a trop souvent l’habitude, la responsabilité sur les autres et notamment sur les absents. »

On compte des absents de taille

En s’intéressant à la composition de cette commission forte de 60 membres, on constate que 25 % sont des « personnes qualifiées » et 20 % sont des représentants du monde associatif. On constate quelques doublons. Alors que le Réseau Insertion des jeunes (RIJ) avait pour but de représenter les missions locales, l’Association pour faciliter l’insertion des jeunes (AFIJ) et l’UNCCLAJ auprès des pouvoirs publics, on constate que le RIJ n’est pas représenté mais on compte deux représentants pour les missions locales et un pour l’AFIJ.

A l’inverse on dénombre des absents importants. Les conseillers d’orientation-psychologues oeuvrant en établissements scolaires ou en CIO ne sont pas représentés ; le réseau Information Jeunesse fort de plus de 1 500 structures ne sera pas représenté non plus, le réseau des Centres d’information droits des femmes et des familles dont une partie des missions consiste à accompagner les jeunes femmes dans leur démarche de recherche d'emploi.

Une réflexion tronquée ?

Olivier Galland, directeur de recherche au CNRS et président du comité scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante, membre de la Commission, rappelle dans un article du 9 mars : « Dans un système éducatif aussi complexe que le nôtre, l'information est une ressource fondamentale. Les inégalités entre les jeunes sont ici énormes, et elles s'accroissent. »

Dans un autre article du 9 mars, Martin Hirsch affirme : "on ne peut pas avancer sans être au clair sur un service public d'orientation »… le système actuel est trop cloisonné, n'est pas organisé, n'est pas responsabilisé, n'est pas mis sous tension de résultats, ni en adéquation avec ce que veulent les jeunes et les entreprises".

Les organismes sont pourtant cités dans le document de cadrage de la commission. Alors pourquoi une partie des acteurs ne sont-ils pas associés à la réflexion ?