illustrations.fr Un rapport récent de Bernard Depierre, député UMP de la Côte d’Or, traite des Maisons de l’emploi et des missions locales. Si vous souhaitez connaître l’actualité des Maisons de l’emploi, vous pouvez consulter avec profit le blog de Benoit Willot.

Les partenaires qui composent ces Maisons de l’emploi sont très divers d’un lieu à l’autre. Certaines intègrent même des Centres d’information et d’orientation, des Bureaux ou des Points information jeunesse, etc.

Le rapport de Bernard Depierre fait 11 pages. Dans un premier temps, on se réjouit : enfin une synthèse ! Mais le rapport de M. Depierre n’est pas une synthèse, il est très court, peu argumenté et truffé de fautes d’orthographe.

L’auteur de cette rédaction du rapport parle aussi des Missions locales. Au total la partie consacrée aux Maisons de l’emploi fait un peu plus de deux pages en Times New Roman 13, une taille assez inhabituelle. Je vous conseille pour une analyse détaillée la lecture attentive de deux billets de Philippe Labbé, ici et ici.

Ce rapport porte sur la seule Maison de l’emploi de Dijon et en tire des conclusions sur le plan national. L’auteur fustige la politisation excessive des Maisons de l'emploi car la présidence est accordée à des élus la plupart du temps. Un reproche étonnant qu’il ne reprend d’ailleurs pas quand il parle des Missions locales, pourtant dans la même situation.

Sans prendre en compte la diversité des Maisons de l’emploi, Bernard Depierre propose de les intégrer dans le nouvel opérateur national Pôle emploi avec pour mission : la prospective, l’expertise et l’anticipation de l’évolution des emplois par bassin… Une mission pour laquelle Bernard Depierre dit pourtant qu’elles sont inefficaces et qui ne tient pas compte des caractéristiques locales (existence d’un OREP par exemple).

Le député UMP propose de confier l’ensemble des interventions auprès des 18 – 23 ans principalement aux Missions locales, de créer une allocation temporaire pour les jeunes qui acceptent une formation (modèle RMI), de définir des partenariats avec les départements (rien de nouveau en cela), d’écarter de la composition des conseils d’administration les élus.

Consternant !