Photo de Sarah M Stewart sur Flickr Le blended learning mixte des temps de formation en présentiel et des séquences de e-learning en asynchrone. Il semblerait que cette formule soit en fort développement, du moins dans les grosses entreprises. La formation ne peut plus se limiter à une période extérieure à la vie des organisations, elle doit être intégrée davantage dans la vie même des entreprises.

Demos dans une étude récente a interrogé 30 entreprises du CAC 40 ou du SBF 120 pour mieux cerner leur politique de formation. Les conclusions de cette étude ne sont pas toujours transposables sur des structures de taille plus modeste mais les tendances développées ici méritent d’être étudiées.

Pour 93 % des entreprises interrogées, le e-learning est en augmentation. 85 % des entreprises interrogées font appel à la sous-traitance. Le lieu d’apprentissage le plus cité pour le e-learning est le poste de travail (90 %), un centre de ressources interne (47 %) mais aussi le domicile (30 %) et dans une très faible mesure chez un prestataire extérieur (3%). Sont considérés comme des freins au e-learning : les bureaux en open space (impossibilité de s’isoler), la solitude de l’apprenant et la difficulté pour ce dernier d’articuler temps de travail et temps de formation.

Les principaux avantages cités pour le blended learning : la réduction des coûts, un présentiel plus court par rapport aux formations en présentiel (jusqu’à - 30 %), des formations plus efficaces, une organisation personnelle de l’apprenant plus souple.

Les classes virtuelles sont encore peu utilisées (moins de 40 % des cas) essentiellement pour des raisons techniques (intégration dans le réseau des entreprises). Quand elles font partie des pratiques de l’entreprise, leur utilisation reste faible.



Le tutorat permet à l’apprenant d’être guidé et d’obtenir des compléments de formation. Mais ce tutorat n’est pas vraiment pris en compte dans les pratiques de l’entreprise. 50 % des collaborateurs qui assurent le tutorat en interne en complément de leurs fonctions habituelles consacrent moins de 20 % à cette charge et celle-ci n’est pas comptabilisée dans 40 % des cas. Le tutorat s’effectue le plus souvent pas le biais du téléphone ou par e-mail, les autres formes citées sont très marginales. Le tuteur est seul, il est rarement accompagné au sein de l’entreprise. Quant aux apprenants, ils se plaignent généralement de la faible disponibilité des tuteurs.

En pleine crise économique, on peut imaginer que la volonté de formation des employeurs va s’étioler, l’offre de main d’œuvre qualifiée augmentant par rapport à la demande. Mais avec l’évolution constante des technologies, la nécessité d’un personnel formé et au fait des évolutions, reste essentielle. On ne peut dissocier apprentissages théoriques et mise en pratique des connaissances. La formation ne peut donc plus se concrétiser par de longues absences où les personnes formées perdent tout contact avec leur organisation. Le blended learning est sans aucun doute une alternative au tout présentiel ou au e-learning seul mais il est essentiel de ne pas oublier la nécessité d’un interlocuteur disponible pour les personnes formées.

Quant au microlearning, considéré comme outil de formation permanente, c’est aussi une alternative à étudier.