informer-autrement.fr Les réseaux sociaux ont une notoriété croissante. Combien d’internautes sont inscrits sur ces réseaux, combien parlent de s’y inscrire pour voir, mais en réalité combien consultent régulièrement ou pas l’activité de leurs amis ? Facebook et Twitter sont sans doute ceux qui connaissent le plus grand succès. Les usages dans ces nouveaux réseaux sont régis par des règles implicites. Des règles qui peuvent tourner à la dictature.

Vous me suivez ?

Sur Twitter, vous pouvez suivre l’activité de personnes qui vous intéressent mais rien n’oblige ces dernières à suivre ce que vous dites. On dit que je « follow » certaines personnes et celles qui me suivent sont des « followers. » N’importe qui peut lire votre prose sur Twitter sans votre accord. Vous ne pouvez pas leur interdire.

Sur Facebook au contraire, vous n’avez que le terme « amis ». Votre relation avec les autres est obligatoirement faite de réciprocité. Si vous voulez lire ce qu’écrivent les autres, il faudra au préalable leur demander de devenir votre ami, ils auront alors accès à votre contenu et vous au leur. Si vous le souhaitez, vous pourrez renoncer plus tard à être l’ami d’une personne et celle-ci ne pourra plus vous lire, automatiquement.

Ces amis et ces followers qui vous suivent

Qui sont ces amis et ces followers qui vous suivent ? A vrai dire, n’importe qui : des personnes qui vous connaissent ou qui partagent les mêmes goûts ou qui ont les mêmes activités professionnelles… Il y a aussi ceux qui espèrent en vous suivant se faire remarquer et attirer d’autres personnes pour les suivre à leur tour. L’intérêt de ces internautes est d’augmenter constamment leur réseau afin d’augmenter leur notoriété : une activité qui peut parfois s’apparenter à du spam, tant elle est intensive. En bref, le nombre d’amis ou de followers a une croissance exponentielle qui ne signifie rien mais qui peut finir par être très encombrante.

Infopollution et obligation

Twitter vous demande : « What are you doing ? » Facebook dans sa traduction française est plus subtil : « Exprimez-vous ? » Une différence qui impliquait avant l’arrivée de Twitter dans Facebook des comportements différents. Twitter est alimenté par un flux conversationnel permanent avec plus d’intimité que Facebook bien que cette distinction tende à disparaître. Mais ce qui est certain c’est que tout est conçu pour que vous vous exprimiez.

Plus vous avez d’amis ou de followers et plus vous avez de choses à lire. Pèle-mêle on trouve les gazouillis de certains et de vraies informations utiles, des liens sympas pour se détendre, des vidéos pour rire, etc.

A chacun de choisir ceux qu’il veut suivre pour que le contenu mis à sa disposition l’intéresse. Mais voilà que certains ont inventés la notion de « twitter-snobs ». D’après eux, pour éviter ce snobisme, il deviendrait obligatoire dans Twitter de suivre ceux qui vous suivent avec obligation de lire toutes leurs conversations.

On imagine si de telles règles existaient dans la vie réelle : n’importe qui pourrait se déclarer votre ami et s’introduire dans votre vie privé sans votre accord.

Les réseaux sociaux peuvent être de magnifiques outils conversationnels, des espaces efficaces pour partager de l’information, pour demander de l’aide… Mais de grâce, pas de dictature ! Revendiquons la liberté de choisir, d’écouter nos envies dans le respect des autres ou la toile deviendra vite un enfer.