La Sofres a réalisé, pour la cinquième année consécutive, une enquête consacrée aux mobiles pour l’Association française des opérateurs mobiles (Afom). Les quatrième et troisième années sont disponibles sur le blog.
L’étude a été réalisée en août 2009 auprès d’un échantillon national de 1 200 personnes représentatif de l’ensemble de la population âgée de 12 ans et plus, interrogées en face à face à leur domicile.
Un usage d’Internet qui reste à préciser
Les chiffres ont peu évolué par rapport à 2008 ou à 2007. Le taux d’équipement est très fort et il n’évolue pas (79 %).
23 % des personnes équipées d'un téléphone portable utiliseraient leur mobile comme un accès Internet. Un chiffre des plus étonnants ! Car dans la même étude, la même Sofres dit que les personnes équipées d’un mobile personnel leur permettant de surfer sur Internet représentent 15 % de l’échantillon pour les 12 – 24 ans, 9 % pour les 25 – 39 ans, 6 % pour les 40 ans et plus. Soit il y a une explication et il semble que l’on n’ait pas jugé nécessaire de la donner au lecteur, soit l’étude n’est pas fiable sur cette question. Dommage !
Les usages annexes à la téléphonie mobile sont en diminution
L’envoi de photos ou de vidéos (33 %), le fait de réaliser des vidéos (31 %) et le jeu ont fortement diminué (- 7%). De manière générale, la plupart des usages « annexes » sont en baisse. Même l’envoi de SMS aurait diminué de 2 %.
Au domicile, le mobile ne suit plus son propriétaire. 72 % des équipés le posent dans un endroit précis ou n’importe où. 59 % de ceux qui disposent d’une fonction Internet continuent à utiliser Internet à partir de leur mobile.
Le mobile reste un objet « très intime ». 50 % des équipés l’utilisent parfois ou souvent dans leur chambre, 13 % dans la salle de bain, 8 % dans les toilettes.
Pour 83 % de l’échantillon, le mobile est synonyme de vie facile, pour 66 % de liberté, pour 55 % de vie agréable. Mais 28 % estiment que malgré cela, le mobile contribue à leur stress et 15 % qu’il rend leur vie compliquée.
Une inquiétude pour la santé qui augmente
En matière de santé, 36 % des personnes interrogées pensent que les mobiles sont dangereux pour la santé contre 29 % en août 2009. L’inquiétude concernant le fait de vivre près d’une antenne relais est plus faible (25 %).
17 % seulement pensent que le wifi est dangereux pour la santé.
L’intérêt du mobile est considéré différemment selon l’âge. Si 91 % des 12-17 ans considèrent que c’est une bonne chose pour les adolescents de posséder un mobile, ils ne sont plus que 32 % des 40 ans et plus à faire le même constat. Considérant que 81 % des 12 – 17 ans sont équipés d’un mobile par leurs parents ou du moins avec leur autorisation, on peut s’étonner de cette contradiction manifeste.
Manque de précision de la question ou mauvaise compréhension ! Dans les deux cas, il sera difficile d’interpréter le résultat. A nouveau, dommage !
