Site Illustrations.fr Une enquête de la Fondation Travail Université de Namur (Belgique) donne des indications sur les jeunes offline et la fracture numérique des 16 – 25 ans.

L’étude indique que le raccourci qui consiste à dire que la génération Y est coutumière des usages numériques crée des stéréotypes défavorables à certains jeunes en accroissant leur marginalisation, voire en suscitant des attitudes de honte inavouée.

L’étude donne des indicateurs pour la Belgique et rappelle également les chiffres d’Eurostat.

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D’après le Crédoc, le chiffre des non-usagers serait en fait de 6 % en 2009.

Les jeunes sont très massivement connectés... mais certains le sont faiblement



Dans la pratique, une grande diversité de situations de quasi-déconnexion a été observée : des ménages offline qui ont peu la possibilité de se connecter à l’extérieur ; des jeunes qui vivent essentiellement dans la rue ou qui sont enfermés ; des situations liées à la qualité ou à l’organisation du logement ; une connexion monopolisée par d’autres membres du ménage ; des barrières culturelles, des situations de handicap. Mais dans chacune de ces situations, on trouve à la fois des jeunes online et des jeunes offline. On décompte aussi des non-usagers volontaires qui affichent leur manque d’intérêt.

Le fait que l’ordinateur du ménage se situe dans une pièce familiale commune ne favorise bien évidemment pas le développement des usages autonomes des TIC chez les jeunes.

Des usages limités et peu professionnels

Les médias s’attachent principalement aux usages des jeunes sous l’angle de leurs activités récréatives et relationnelles. Mais les employeurs attendent d’autres usages. Le schéma ci-dessous s’intéresse aux compétences. Il faut souligner qu’il s’agit ici d’affirmations non vérifiables et que certains items sont sujets à des interprétations différentes. Qu’entend-on par « savoir se protéger des virus et autres infections » ? Acheter un anti virus !

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Un tiers des jeunes Français de 16 à 24 ans ne sait effectuer au maximum que la moitié des tâches énoncées, pourtant fort simples.

Des travailleurs sociaux peu formés et peu intéressés par les potentialités d’Internet

L’enquête constate chez les travailleurs sociaux une méconnaissance du numérique et de son importance. Il constate aussi un manque cruel de formation pour ces acteurs et un manque généralisé de sensibilisation à l’égard de la problématique des inégalités numériques chez les jeunes.

L’étude rappelle que le rapport “France numérique 2012” ne parle des jeunes que sous l’angle des risques liés à la navigation sur internet, de la cybercriminalité et des pratiques illégales sur internet. Ce rapport aborde aussi la protection de la vie privée, notamment dans les réseaux sociaux mais la problématique des jeunes offline n’est pas mentionnée. On ne la retrouve pas non plus dans un rapport prospectif à plus long terme “La société et l’économie à l’aune de la révolution numérique – enjeux des prochaines décennies (2015-2025)”.

L’étude précise qu’il convient d’accorder une attention particulière aux jeunes en difficulté, regrette les mesures qui consistent à distribuer des ordinateurs recyclés à des publics défavorisés.