Site Illustrations.fr Voilà 4 ans, jour pour jour, j’ouvrais ce blog afin de partager mes réflexions sur les actions d’information-orientation auprès des jeunes. Certains signes montraient clairement qu’Internet allait devenir un moyen privilégié pour informer et pour s’informer.

En 2006, on considérait encore Internet sous le seul angle de la consultation des données et la dimension relationnelle était peu présente. Depuis, le web 2.0 a révolutionné les pratiques et révélé l’urgence de travailler autrement, la nécessité d’adopter ces technologies pour accompagner le changement.

Les réformes ne peuvent fonctionner sans une prise en compte de la dimension humaine

Logica a dévoilé récemment les conclusions d’une étude de TNS Sofres auprès de 1 000 fonctionnaires sur leur niveau d’adhésion aux réformes. Celle-ci révèle que les fonctionnaires ne se sentent pas assez accompagnés (plus des 2/3). La hiérarchie n’arrive qu’en 5e position dans les sources auxquelles les fonctionnaires font appel pour améliorer la qualité de leur service.

Pour améliorer cette qualité, les agents misent avant tout sur l’échange : 85 % d’entre eux disent s’appuyer sur les discussions avec leurs collègues et 65 % sur les échanges de bonnes pratiques.

75 % des fonctionnaires plébiscitent les nouvelles technologies pour mettre en œuvre les réformes

Les nouvelles technologies sont majoritairement perçues comme un levier d’amélioration pour transformer le secteur public : 75 % des fonctionnaires estimant qu’elles les aident à mettre en œuvre les réformes et 69 % que ces technologies ont d’ores et déjà amélioré l’organisation de leur travail.

L’Etat doit surmonter une triple difficulté :

  • réussir à informer les personnels,
  • leur donner l’envie de procéder à ce changement en les dotant d’outils modernes correspondant à leurs attentes et à leurs besoins,
  • faire de ses cadres la référence et les acteurs de ce changement.

Qui dit « nouvelles pratiques » dit souvent adoption de nouveaux outils. Reste encore à définir les mieux adaptés !

J’aurai l’occasion prochainement d’intervenir dans une « nouvelle » Direction régionale issue de la révision générale des politiques publiques (rgpp) dans laquelle j’aurai pour mission d’étudier les besoins exprimés par l’équipe de direction et de définir en fonction, des propositions pour l’expérimentation de nouveaux outils de collaboration.

Le changement génère de l’inquiétude. C’est en proposant des solutions nouvelles que l’on permet aux intéressés de s’approprier le changement. Il faut encourager la motivation et la mobilisation autour du changement.

Si un collaborateur saisit mal l’objectif et l’intérêt d’une réforme, il est probable qu’il se réfugie dans l’immobilisme dans l’espoir d’un échec de ladite réforme.

Le changement, cela ne se décide pas seul, cela se met en oeuvre collectivement.... cela s’accompagne !