Site illustrations.fr Aujourd'hui, aucune organisation ne peut se dispenser de faire de la veille sur Internet. Le secteur marchand l'a bien compris : les services marketing des grandes entreprises effectuent de la veille sur leurs produits, leur marque et leurs clients. Les grandes entreprises investissent les réseaux sociaux, outils de communication de la marque, mais aussi outils importants de veille.

Il est nécessaire que le secteur non marchand, associatif et public, s'empare des outils aujourd'hui présents sur le marché pour effectuer lui aussi une veille stratégique. Pour se développer de façon pertinente, en réponse aux besoins du public, les acteurs des missions de service public peuvent exploiter les remontées d'information procurées par une veille régulière.

Une veille, a minima...

Où commence la veille ? Elle commence tout simplement par la lecture de la presse Internet traditionnelle mais aussi des journaux citoyens et autres compilateurs de l’actualité. A cela, on peut ajouter la lecture des blogs (articles ET commentaires), des wikis, des forums, des réseaux sociaux.

Pour les petites structures, certains outils peuvent considérablement simplifier ce travail de veille sur Internet. S’abonner à des newsletters, mettre en place des alertes sur Google permet d’obtenir des informations utiles face aux interrogations de la structure.

La veille est un exercice collectif

Mais le travail de veille ne peut se limiter au stockage de données. Connaître ce qui se passe dans un secteur est important mais à quoi sert cette connaissance si elle n’est pas exploitée !

La veille sur Internet peut de moins en moins se concevoir comme une activité individuelle. Elle ne donne tout son sens que par sa mutualisation.

Favoriser l’appropriation de la veille

Si l’on souhaite faire une veille stratégique, l’accumulation de données non hiérarchisées ne permet pas de prendre les bonnes décisions. Une veille est utile si elle est contextualisée (qui parle, quel est le contexte), si elle extrait des résumés, propose à la réflexion des hypothèses, soulève des incohérences permet d’aller plus loin qu’une simple lecture de faits. Pourquoi la veille est-elle si peu exploitée alors que la connaissance de l’évolution de nos sociétés est devenue stratégique ?

Pourquoi ne pas imaginer des moments collectifs de réflexion qui s’appuieraient sur la veille ? Pourquoi ne pas exploiter davantage l’intelligence collective ? Cette veille pourra être utilement complétée par la richesse de la réflexion au sein de l’équipe de professionnels. Il s’agit en effet de capitaliser l’essentiel de toutes ces réflexions, de toute cette information interne qui fait sens, qui complète l’information récoltée sur Internet. Ainsi on peut imaginer que la veille devienne un outil efficace d’aide à la décision.

Il est essentiel aussi de concevoir des moments d’échange qui passent par une formalisation des réflexions des uns et des autres. L'écrit est nécessaire pour repartir d'un existant et progresser. Pourquoi ne pas imaginer une retranscription de la veille au sein des organisations au travers d’outils collaboratifs afin que l’écrit ne soit plus un frein à la réflexion mais une façon de l’optimiser ?