Photo Scottpowerz sur Flickr La miniaturisation des ordinateurs a engendré une reterritorialisation de ceux-ci. Et le plus petit d’entre eux est bien le smartphone. Une étude de Havas Media Analytics affirme que les mobinautes se connectent partout mais surtout à leur domicile (74 %).

Le smartphone ne serait donc pas tant un outil de mobilité hors du domicile mais plutôt un outil mobile de connexion, un terminal de plus. Pour ma part, j’ai pris l’habitude de consulter mes mails dès mon lever pour ne pas allumer trop tôt mon ordinateur. Moyen de consultation instantané, le smartphone permet de gagner du temps.

L’étude précise que 10 % de la population française âgée de 15 ans et plus est équipée d’un smartphone. Les mobinautes plébiscitent les terminaux tactiles, avec au tout premier rang l’Iphone, adopté par 31 % des mobinautes. La consultation du Web est quotidienne pour 58 % des mobinautes et pour 88 % des possesseurs d’un Iphone.

Une enquête ethnographique sur les usages de l’Internet mobile a été réalisée par trois chercheurs en Sciences de l’information et de la communication. Les résultats de l’enquête font suite à une série d’entretiens auprès de 80 utilisateurs.



D’après cette enquête, les utilisateurs de smartphones ne visitent qu’un petit nombre de sites (pas plus de 5 ou 6) et n’utilisent qu’un petit nombre d’applications. La principale application utilisée est celle du réseau social Facebook.

On assiste à un fort investissement identitaire. L’enquête parle d’une « guerre » entre les possesseurs de l’Iphone et ceux d’un Blakberry, le système Android joue encore les outsiders. Enfin, l’utilité du smartphone « pour écrire » est réaffirmée.

Le smartphone garde sa mission de couteau suisse et rend plus floue encore la frontière entre vie privée et vie professionnelle. Il garde un coté émotionnel fort.

Dans Télérama, une des responsables de l’enquête précise : « On a calculé que ceux qui entraient dans la Gare du Nord à Paris n’attendaient jamais plus de deux minutes avant de sortir leur téléphone ». Une façon de se rassurer sur sa présence, sur sa capacité à garder le contact avec sa tribu. Le nouveau doudou n’est pas prêt de disparaître !