Photo Christian Bensi La période est aux études portant sur la téléphonie mobile.

L’étude d’Havas Média dont je vous parlais dans mon dernier billet a vu certains de ces chiffres actualisés (2ème trimestre 2010). Elle est désormais en ligne ici. Rappelons qu’est qualifié de mobinaute, toute personne qui s’est connectée avec son mobile à Internet au moins une fois dans les 30 derniers jours précédant l’étude.

Mobinautes : des connexions courtes mais fréquentes

La connexion à partir du domicile progresse encore (80 %). Les mobinautes se connectent régulièrement à partir de leur mobile, dans des lieux très différents mais pour de courtes durées. La durée moyenne de connexion est d’1 h 23 par semaine.

Le profil des mobinautes ressemble à celui des premiers internautes : 60 % sont des hommes et même 67 % pour les possesseurs de iPhone. Les catégories socio-professionnelles supérieures sont davantage représentées. 34 % des mobinautes habitent l’Ile de France et même 41 % quand il s’agit de possesseurs de iPhone.

91 % des mobinautes sont par ailleurs des internautes connectés quotidiennement par le biais d’un ordinateur classique.

Dans les raisons qui motivent l’utilisation du mobile, 80 % l’utilisent parce qu’ils n’ont pas d’autre moyen disponible au moment où ils souhaitent se connecter. 34 % motivent cette utilisation par le fait que c’est plus pratique (ou plus rapide) qu’avec l’ordinateur. 41 % ont ce même avis chez les 15-24 ans.

Dans les raisons qui motivent sa non-utilisation, 77 % regrettent que beaucoup de sites ne soient pas adaptés à la taille de l’écran et 59 % dénoncent une connexion à Internet mobile trop lente.

Une progression constante

Les derniers chiffres de l’ARCEP (2ème trimestre 2010) viennent d’être publiés. On constate en 3 mois une progression des actifs par le biais de la 3G de plus de 1 %, le nombre de SMS par abonné passe de 122 à 130 par mois. Le nombre de clients en téléphonie mobile progresse de 1,6 %.

Une autre étude, celle du cabinet Triagoz s'appuie sur un audit réalisé pour le compte de l'agglomération de Saint-Étienne. Cette étude n’est pas disponible en ligne mais vous pouvez la demander ici.

En 2010, l'internet mobile représenterait 3% du trafic internet global (il était à 0,5% fin 2008).

D’ici 2014, 41% du trafic Internet devrait passer par des terminaux mobiles.

Les sites de médias et de réseaux sociaux constatent déjà une audience très forte provenant des smartphones.

Site mobile ou application ?

L’étude rappelle de façon détaillée les avantages et les inconvénients d’un site mobile ou d’une application.

Le cabinet Triagoz rappelle que le coût de réalisation d’un site mobile est modeste puisqu'il s'agit de la même technologie qu’un site Internet traditionnel. Accessible via un navigateur, le site est visible sur tous les terminaux. La promotion d’un site mobile est simple a réalisé puisqu’il s’agit seulement d’une adresse spécifique.

Une application, c'est un logiciel téléchargé sur le smartphone via une boutique d'applications. L’application doit être développée spécifiquement pour un OS. Son coût de réalisation peut être assez élevé selon la technologie utilisée et les services proposés. La promotion d’une application est complexe puisque l’utilisateur doit obligatoirement se rendre sur la boutique d’application dont son mobile dépend.

Mais l'application permet d'exploiter au mieux les capacités du smartphone. Le cabinet constate un fort intérêt des utilisateurs d’applications les 15 jours suivant le téléchargement, puis un désintérêt progressif. Seules les applications destinées aux médias sociaux échappent à cette règle.

Le nombre de connexions aux sites mobiles ou aux applications est aujourd’hui rarement à la hauteur des espérances et des budgets investis. Le surf Internet via mobile doit encore progresser pour que la base utilisateurs soit suffisante. Il faut aujourd’hui les concevoir comme des services complémentaires aux sites Internet existants. Mais il faut aussi commencer à imaginer les usages de demain.