Crédits Jérémie Lusseau / CRIJ Bretagne Le Réseau Information jeunesse Bretagne a réalisé il y a trois ans une étude sur les jeunes bretons et leur façon de s’informer. Je m’en étais fait l’écho ici et là.

Le Réseau renouvelle cette initiative trois ans plus tard. Le rapport complet est disponible en ligne. Christophe Moreau, sociologue, a accompagné les participants à l’étude. L’analyse des chiffres a été réalisée par l’association Gece (Groupe d’études culturo-économiques). L’enquête s’est déroulée de février à avril 2010 et vient d’être publiée. 2 683 questionnaires ont été utilisés pour réaliser l’étude. L’échantillon a été redressé afin qu’il soit représentatif de la population des jeunes bretons âgés de 15 à 30 ans.




Le besoin d’information des jeunes portent principalement sur les sujets suivants :






Etude Réseau IJ Bretagne

Certaines disparités sont remarquables entre les sexes. Les femmes placent les études et les formations en deuxième position alors que les hommes placent ce secteur à la quatrième place. Le sport est plébiscité par les hommes (3ème place) et relégué à la neuvième place pour les femmes.

Les jeunes recourent en priorité aux interlocuteurs suivants :

Etude Réseau IJ Bretagne

On constate une forte progression d’Internet (+ 22 %), une nette diminution du recours aux proches et aux pairs : famille (-14 %), amis (-11%). Les structures d’information subissent une baisse relative (- 3 %). L’engouement pour Internet comme moyen d’information est particulièrement fort chez les + de 25 ans (78 %) et plus faible chez les moins de 18 ans (66 %). Plus on vieillit, plus le recours à l’entourage diminue.

Une information disponible 24h/24

Lorsqu'ils choisissent un mode d'information, les jeunes recherchent en priorité la fiabilité de l’information, une progression de 10 points par rapport à la première étude. Ils recherchent aussi de plus en plus la rapidité (+12 points). La recherche de la proximité géographique progresse aussi (20 % au lieu de 12 %). La confidentialité et le respect de l’anonymat chutent de plus de moitié par rapport à la précédente étude, en tant que critère de choix d'un interlocuteur.

Quand ils se rendent dans une structure d’information, les jeunes souhaitent y rencontrer une personne qui les conseille (63 %). Le chiffre est stable par rapport à la première étude.

Quand ils surfent sur Internet, c’est principalement parce qu’ils peuvent accéder aux informations à toute heure et pour la rapidité d’accès. La facilité d’utilisation est leur troisième critère. Ce n’est plus la fiabilité de l’information ni l’anonymat qui les motivent (moins de 10 %).

93 % des jeunes utilisent les moteurs de recherche pour s’informer, 36 % se rendent directement sur les sites. La part des jeunes s’abonnant à des newsletters et à des flux RSS reste faible. Cette pratique augmente fortement avec l’âge et le niveau de diplômes.

Pour juger de la fiabilité de l’information, on trouve une grande disparité selon le niveau d’études. Sans surprise, les plus bas niveaux utilisent davantage des critères non fiables (aspect esthétique de la page par exemple).

Le recours à Internet étant largement plébiscité, il serait pertinent de vérifier si le recours aux pairs qui a diminué entre les deux études n’a pas laissé place au recours aux pairs par le biais des réseaux sociaux.

L’étude 2010 démontre le rôle essentiel que jouent les structures d’information quand il s’agit pour les jeunes de chercher un conseil. Plus que jamais la complémentarité web et présentiel doit être renforcée et élargie.