Site illustrations.fr Nos attentes sont contradictoires. Dénoncer le fait que l’on reçoit trop de mails dans sa boite et pourtant ressentir une irrésistible envie de les lire au fur et à mesure qu’ils arrivent. Vouloir savoir tout sur tout mais regretter la surinformation dont on est victime. Pester contre son Intranet dans lequel on ne trouve pas ce que l’on cherche mais ne pas se demander à quoi cet intranet est destiné. Se plaindre que les autres n’alimentent pas le super système collaboratif que l’on a mis en place et se souvenir qu’on ne l’a pas soi-même alimenté. Instituer un agenda partagé et constater qu’il est inutilisable parce que rarement mis à jour.

En 2007, je signalais qu’Intel proposait à 150 de ses ingénieurs de ne plus communiquer par mail le vendredi afin d’améliorer la productivité de l’entreprise. A n’en pas douter on proclamait déjà la fin de ce moyen de communication. On proposait de remplacer par du téléphone, par davantage de présentiel…

Fin 2009, Google promettait avec Google Wave de remplacer à la fois le courrier électronique, la messagerie instantanée et la bureautique. Mais Google Wave n’a pas vécu bien longtemps car il n’a pas su convaincre et son usage était trop complexe.

Plus récemment, un article des Echos signale qu’un salarié ne passerait pas plus de 12 minutes sans être interrompu par un mail ou un SMS. Mais le site rappelle que les vendredis sans mail d’Intel ou Deloitte & Touche de 2007 sont restés sans suite.



Nous sommes condamnés à apprendre à gérer cette surinformation.