Photo Frédéric Bisson sur Flickr Voilà six ans, on commençait à parler de user generated content (contenu généré par les utilisateurs). Durant cette période, les blogs se sont multipliés et ont encouragé la « conversation » entre éditeurs et lecteurs par le biais des commentaires.

Le temps a passé. Le nombre de blogs et les commentaires qui y sont attachés diminuent régulièrement. Mais les réseaux sociaux favorisent la production massive de micro-contenus. Dans les sites Internet, on sollicite de plus en plus votes et appréciations du public. Faut-il intégrer davantage l’état d’esprit web 2.0, au sein des sites Internet d’information orientation ?

L’avis des internautes n’est pas pris en compte dans les sites d’information orientation

Si l’on observe l’actualité du web, on constate que se multiplient les outils qui sollicitent l’avis des internautes. Plusieurs boutons ont fait leur apparition sur un grand nombre de sites. On connait principalement le bouton « j’aime » de Facebook, le « retweet » pour Twitter. Commence à apparaître le bouton « + 1 » de Google qui permet de donner son avis sur la pertinence des sources proposées par le moteur de recherche. Ces boutons ont de plus l’avantage de faire connaître les articles ou les vidéos au sein des réseaux sociaux. Ils assurent donc la promotion des supports.

Si pour une présentation de métier par exemple, on a le choix entre plusieurs contenus, pourquoi ne pas solliciter un classement de la part du public ? Les structures ne peuvent pas faire inlassablement des tests utilisateurs. En procédant ainsi, le vote des internautes pourraient donner des indicateurs précieux quant aux attentes du public.

Le microblogging envahit l’ère informationnelle

La presse intègre de plus en plus les données fournies par les réseaux sociaux. Lors de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, certains journalistes, ne pouvant filmer, ont utilisé Twitter pour diffuser en temps réel des informations.

Dans le secteur de l’information orientation, l’internaute pour s’informer a besoin d’informations générales, d’éléments de contexte lui permettant de pousser sa réflexion. Mais l’internaute peut aussi souhaiter des éclairages complémentaires. Certes les sites n’hésitent pas à interviewer des professionnels pour donner ces éclairages. Mais on peut aller plus loin.

Peut-on imaginer des sites d’information-orientation dont l’information principale serait complétée par le fil Twitter de manifestations relayées en temps réel ?

Le web évolue. L’avis des internautes est une donnée précieuse qu’il est intéressant de recueillir. Pourquoi ces outils sont absents des sites d’information orientation alors qu’ils sont très répandus dans d’autres secteurs ?

Les structures qui souhaitent entrer en conversation avec leur public dans les réseaux sociaux doivent associer davantage les internautes à la vie de leur site. L’exercice est délicat, mais il peut faciliter la circulation de l’information.