Photo CpaKmoi sur Flickr Logica Management Consulting et Pierre Audoin Consultants ont mené une étude auprès de 180 fonctionnaires et décisionnaires en France, Angleterre, Allemagne, Pays Bas, Suède et Finlande. L’étude montre une certaine frilosité des fonctionnaires français quant à l’usage des nouvelles technologies dans la sphère publique.



Les fonctionnaires considèrent qu’Internet sera le principal canal d’interaction avec les citoyens d’ici 5 ans pour 43 % des personnes interrogées aux Pays-Bas, pour 33 % des Anglais et des Allemands, pour 30 % des Finlandais. Mais seulement pour 17 % des Français.

Ces derniers sont aussi extrêmement prudents quand on leur demande si les gouvernements doivent mettre à disposition les données publiques. Ils ne sont favorables qu’à 27 % alors que la moyenne du sondage au niveau européen est de 46 %.

Seuls 33 % des fonctionnaires français pensent que leur gouvernement encourage l’engagement citoyen. Pour expliquer ce choix, les fonctionnaires évoquent le manque de connaissance des citoyens, la rigidité du cadre règlementaire et la réticence des citoyens à s’impliquer davantage.

86 % des fonctionnaires européens pensent que la sous-traitance de certains services publics au secteur privé est une réussite. Seuls 62 % y sont favorables en France.

Le scepticisme est donc plutôt de rigueur en France.