Site illustrations.fr Une étude IFOP de décembre 2010 avait mesuré le décalage entre la vision des maires et des internautes quant aux usages du Web 2.0.



Deux nouvelles études réalisées en juin dernier confirment le retard de nos élus.

Les députés sont majoritairement absents des réseaux sociaux

Une étude sur les députés et Internet a été réalisée en juin 2011 par Elus 2.0, média en Web politique et site communautaire des élus. Une actualisation est prévue en décembre 2011.

Sur les 574 élus étudiés, 79 députés sont absents du Web, à l’exception de leur page Wikipédia… qui ne dépend pas de leur volonté (ces pages sont créées par les membres de la communauté Wikipédia). 307 députés ne sont pas sur Facebook et seulement 116 ont une page sur le réseau social. 123 députés ont un compte Twitter.

Quant aux applications mobiles, seulement 4 députés en ont fait développer une pour interagir avec les citoyens.

Une carte des députés permet de visualiser les caractéristiques web 2.0 de chaque député.

Une autre étude a été réalisée en juin 2011 par la société 10h11, société qui accompagne les entreprises et collectivités dans leur stratégie numérique. Elle porte sur les 39 communes de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) et du bassin d’Arcachon (COBAN et COBAS).

Une présence sur Internet qui n’encourage pas la conversation

Sur les 39 communes étudiées, deux ne possèdent toujours pas de sites Internet. Certains sites ne disposent pas d’informations de contact ou ne présentent pas l’équipe municipale.

Trois communes sur cinq ont mis en place un système de fils RSS. Le nombre de publications sur le site oscille entre une par mois et vingt par semaine.

La grande majorité des communes publient leur journal municipal sur leur site Internet et laissent en ligne les numéros précédents. Plus de la moitié des communes dispose d’une newsletter. L’étude précise que la facilité d’inscription à la newsletter varie fortement d’une commune à l’autre. Belle performance : 70 % de ces newsletters sont lisibles sur smartphone.

26 % des communes aquitaines ont une présence sur Facebook mais seulement 15 % ont une page. Pour ces dernières, la moitié ne dépasse pas 500 fans. Le nombre de publications est faible. Pour les deux tiers des communes, le nombre de publications est inférieur à 10 chaque mois. Peu de publications annonce des événements.

28 % des communes ont une fan page non officielle ou un profil, gérés par des particuliers.

Le groupe Facebook est fort peu utilisé par les communes. Une seule en a créé un.

Seules 6 communes sur 39 possèdent un compte Twitter et seulement trois de ces communes postent régulièrement. Une commune sur cinq possède une ou plusieurs chaînes vidéos sur Youtube ou Dailymotion.

La prise de conscience de l’importance des outils numériques et de leur complémentarité avec la présence physique des élus dans la communication des villes est décidément bien faible. Cette absence numérique des élus est pourtant dommageable à leur image.