Photo de Coopératique sur Flickr La nécessité d’une présence active dans les réseaux sociaux s’impose, en complémentarité des autres actions engagées sur le web. Mais être présent dans un réseau social demande du temps. Etre inactif sur un réseau social est inutile. Est-il possible de déterminer si un réseau social mérite plus d’attention ?

Facebook, le leader incontesté

23 millions de comptes en France, voilà une cible de choix. Même si l’on retire les inévitables doublons, cela fait de Facebook LE réseau grand public de référence. Facebook attire davantage les femmes. Les internautes ont confié à ce réseau un nombre considérable d’informations et sont donc très enclins à continuer d’y développer leurs activités.

Mais le réseau souffre d’une image très négative. Récemment Internet sans frontières a saisi la Cnil (Commission nationale pour l’informatique et les libertés), accusant la société de Mark Zuckerberg de porter de nombreuses atteintes à la loi Informatique et Libertés. Même la Fédéral Trade Commission (FTC) aux Etats Unis s’en est pris à Facebook à propos de la protection des données. Un accord a été signé depuis et Mark Zuckerberg dans un billet récent, traduit ici, se présente comme un protecteur des données privées. Cela suffira-t-il pour rassurer les adeptes de Facebook ou finiront-ils par partir ?

Google +, le challenger

Google a réussi en quelques mois à s’installer dans le peloton de tête des réseaux sociaux. C’est un réseau très masculin. Le réseau s’intègre de plus en plus dans l’univers Google (moteur de recherche et divers services). Son adoption a été rapide : plus de 3 millions de comptes. 64 % des français connaissent son existence. L’arrivée prochaine de la gestion multi-administrateurs devrait encourager la création de pages pour les structures. L’interface est mieux pensée et les groupes d’amis (cercles chez Google+) plus facile à mettre en œuvre que sur Facebook.

Mais une étude de NetMarketShare confirme que les échanges sur le réseau social sont peu nombreux. Facebook génère d’après l’étude 1000 fois plus de trafic sur Internet que Google +. Même constat pour Twitter bien que l’écart soit beaucoup moins grand. Encore faut-il rappeler que sur Facebook et Twitter on peut publier en automatique (à partir d’un flux RSS). Google+ exige de se rendre sur le réseau pour publier. La faible activité de ce réseau sera-t-elle de courte durée ou nuira-t-elle à son développement ?

Twitter, une originalité menacée

Ce qui a fait le succès de Twitter, ce sont ses tweets de 140 signes. Il est plus facile de rédiger un tweet que d’écrire un article sur un blog. On peut depuis quelques temps insérer des photos sans recours à un service extérieur. Les adresses raccourcies se génèrent automatiquement dans l’interface de Twitter. De nombreux diffuseurs d’information sont membres du réseau. C’est un réseau très masculin.

Mais Twitter ne décolle pas. Les échanges, chers au cœur des internautes, sont limités par l’outil. Le nombrilisme est de rigueur. Le nombre de compte est plutôt stable et Twitter est bien moins polyvalent et évolutif que ses concurrents. Sa rusticité sera-t-elle un atout pour maintenir son influence ?

Il sera difficile en 2012 de négliger un seul de ces trois réseaux. Bien malin celui qui peut aujourd’hui affirmer qui gagnera la bataille des réseaux sociaux d’ici un à deux ans. Cette victoire sera de plus provisoire. On se souvient de Myspace et de Second Life.

Une politique d’objectifs ciblés sur ces réseaux est donc indispensable. L’important n’est pas d’être présent mais de savoir pourquoi on y est.