Photo Groupe Aménagement Numérique des Territoires sur Flickr L’étude Unplugged est une compilation de données de trois études : SIMM/TGI Youth de 2011, Crédoc 2011 et surtout metrixLAB ci-dessous réalisée pour Havas Media en septembre 2012 (412 interviews de personnes de 18 ans et plus).

L’étude rappelle en préambule celle du Crédoc : 24 % des Français n’ont pas accès à Internet et le nombre de « non-connectés subis » ne diminue plus depuis 2010.

Havas répartit en quatre groupes les déconnectés :

  • Les minitellistes : principalement les personnes âgées et les classes moyennes inférieures ;
  • Les exclus : ceux dont le revenu mensuel est inférieur à 1 500 euros mensuels ;
  • Les flippés : ceux qui surfent peu et sont méfiants face à certains usages (réseaux sociaux…) ;
  • Les déconnectés 2.0 qui surfent peu car ils ont choisi de rester peu connectés (choix de vie).

L’étude conclut que les déconnectés sont composés d’une « vieille » fracture numérique non encore résolue et d’une nouvelle tendance : les déconnectés choisis.

L’étude cite Thierry Crouzet et son livre « J’ai débranché », les 160 écoles Waldorf aux Etats Unis qui proscrivent l’usage des technologies dans l’enseignement. L’étude cite aussi le logiciel Freedom qui permet de bloquer l’accès à Internet et l’application Anti-Social qui laisse l’accès à Internet mais bloque certains usages sociaux : Facebook, Twitter…

Un certain malaise face à un sentiment d’addiction et de perte de contrôle

41 % des internautes estiment que l'intrusion des marques est trop élevée contre 29 % en 2008.

L'étude révèle que 28 % des Français répondent souvent à des mails professionnels après le travail ou lors de leurs week-ends et congés. 38 % répondent souvent à des SMS ou messages pendant le déjeuner. 53 % laissent leur téléphone allumé au cinéma, dans les musées…

65 % disent souhaiter se déconnecter de ces technologies (ordinateurs, smartphone). 60 % le font effectivement par intermittence.

Quand ils se déconnectent, c’est :

  • parce qu’ils sont trop sollicités, reçoivent trop de messages, de publicité (75 %) ;
  • parce qu’ils souhaitent se ménager un peu de tranquillité pour eux-mêmes (59 %) ;
  • parce que leurs connections les coupent de la vraie vie, des relations avec la famille, des amis (53 %).

I ls sont surtout inquiets pour leurs enfants

74 % pensent qu’Internet est ou peut devenir une addiction pour leurs enfants. 64 % souhaiteraient avoir plus de contrôle sur les usages que leurs enfants font de leur smartphone. Mais ils sont 54 % à accepter que les enfants emmènent leur smartphone le soir dans leur chambre.

63 % ont le sentiment d’utiliser ces nouvelles technologies beaucoup ou trop. 56 % pensent même qu’Internet et les réseaux sociaux peuvent devenir une drogue.

Si 66 % pensent que cette connection est une opportunité, voire qu’elle est Indispensable, 36 % pensent que cela présente des risques réels et que cela rend la vie plus stressante.

Mais comme souvent, le bon sens l’emporte. Ils sont plus de 85 % à penser que « Tout est dans l’équilibre et qu’il faut apprendre à maîtriser ces technologies. »