Photo Crass sur Morguefile L’UNAF et Action innocence ont demandé à TNS Sofres d’interroger des parents sur les usages du mobile chez les jeunes de 10 à 15 ans. L’étude qualitative a porté sur deux groupes de 5 à 6 parents de jeunes équipés d’un smartphone. L’étude quantitative a été menée en ligne auprès de 1 000 parents de jeunes équipés de téléphone portable.

Dans 61 % des cas, c’est le parent qui est à l’initiative de l’achat d’un téléphone portable pour son enfant. 78 % des parents le font pour pouvoir joindre leur enfant et que ce dernier puisse les joindre à tout moment. Si 66 % des parents se sentent rassurés par cet achat, ils sont 12 % à s’en dire agacé, 10 % à s’en dire inquiet, 5 % à se dire piégé et même 4 % d’entre eux se disent tenu à l’écart suite à cette acquisition.

45 % des jeunes de 10 à 15 ans sont équipés d’un smartphone

Près de la moitié des 10-15 ans sont équipés d’un smartphone, un chiffre bien supérieur au taux d’équipement national. Dans 57 % des cas, ce sont les jeunes qui choisissent le modèle de leur smartphone. L’étude confirme la forte utilisation des SMS. 68 % des jeunes interrogés envoient plusieurs fois par jour des SMS. Lorsqu’ils sont équipés d’un smartphone les jeunes consacrent davantage de temps à l’usage de leur téléphone.

61 % des parents estiment que l’achat d’un téléphone portable est un passage obligé.

Pour 61 % des parents le mobile a déjà été une source de conflit et même pour 69 % des parents de jeunes possesseurs de smartphone.

7 % des parents utilisent un logiciel de contrôle parental (le même chiffre que dans une précédente étude datant de 2009).

Un usage majoritairement sous contrôle

Les parents contrôlent la facture principalement sur la question des coûts (69 %) mais aussi en analysant les appels (51 %). 68 % des parents interdisent à leurs enfants de répondre à des moments précis (repas en famille, temps des devoirs). Certains parents disent cependant avoir du mal à faire respecter les règles qu’ils ont fixés. En moyenne ils en conviennent dans 25 % des cas et même dans 35 % pour les enfants âgés de 15 ans.

Mais certains dysfonctionnements repérés chez les jeunes ne sont-ils pas la simple reproduction de l’attitude des adultes : téléphone consulté à table, réponse à des coups de fils professionnels à n’importe quel moment de la vie privée ?

Téléphone portable : les relations parents-enfants