Photo de Jukie Bot sur Flickr Avec le développement des outils Web, beaucoup annoncent la disparition de certains supports d’information. Dans le secteur de l’information-orientation, quels sont les supports qu’il faut privilégier ? Comment assurer une stratégie cohérente ? Autant de questions qui demandent une bonne connaissance des outils disponibles et des usages du public cible.

Le papier reste une valeur sûre

En matière de publications papier, quatre options cohabitent : la vente en librairie, la vente en kiosque, la vente par abonnement et le téléchargement en kiosque. Ce sont des questions de coûts et de rentabilité qui justifient les choix. Plus rarement la question des usages est posée. Il est notamment intéressant de constater le nombre de téléchargements pour impression qui sont effectués. Malgré tous les supports alternatifs, le papier reste une valeur sûre chez bon nombre d’éditeurs.

Le cd-rom, un support qui a encore un public

Dans les débuts de l’Internet grand public, les cd-rom étaient l’essentiel de la production numérique des fédérations professionnelles et d’un grand nombre d’organismes d’information. Du support cd, on est passé au dvd. L’ensemble de ces contenus ont été transférés ensuite sur Internet parce que le support était bien moins cher et qu’on pouvait le mettre facilement à jour. Mais il reste un public de professionnels qui continue à être demandeur de ce type de support : conseillers d’orientation-psychologues en mobilité sur des salons dépourvus d’accès Internet ou le facturant aux participants, informateurs jeunesse ne disposant pas d’accès Internet ou disposant d’une connexion trop faible pour permettre l’accès simultané d’un nombre suffisant de machines pour la consultation du public. C’est ce que confirme Anne Le Berre, directrice du développement et des éditions au CIDJ qui chiffre à environ 500 le nombre des abonnés à la documentation nationale pour lesquels la disparition du support cd-rom serait difficile à gérer.

Le web : les multiples façons de décliner l’information

C’est d’abord la question du choix des outils qui est difficile. Faut-il opter pour un ou plusieurs sites, des blogs thématiques, des serious games, des forums ? Et quid de la présence sur les réseaux sociaux ? Mais il faut aussi que ces outils soient disponibles et facilement lisibles sur une multitude de supports : écran d’ordinateur ou de portables de différentes dimensions, smartphones, tablettes, demain TV connectée.

En matière de réseaux sociaux, Twitter est un outil de diffusion de l’information ou plus précisément un outil de communication visant à faire connaître les publications du site Web des structures ou leur actualité. Mais cet outil ne vise que 12 % des internautes de plus de 18 ans et environ 18 % des collégiens et lycéens.

Facebook est un outil de promotion de l’image de la structure mais en aucun cas un outil de diffusion de l’information.

En matière de smartphone, on ne peut nier la forte progression de cet outil et surtout chez les plus jeunes. Mais faut-il développer une application chère, qu’il est difficile de faire connaître et dont les taux d’utilisation sont assez faibles. C’est fou le nombre d’applications que l’on télécharge sur un smartphone et qu’on oublie par la suite d’utiliser. Se pose aussi la question des OS : il faut une application pour chaque OS (Androïd, IOS…) disponible sur le marché.

Faut-il offrir une version mobile du site qui oblige à des coûts supplémentaires de développement ? La technologie viendra-t-elle au secours des structures ? On parle beaucoup actuellement du « responsive design » qui permet un seul développement pour un site qui s’adapte aux différents formats d’écran. Rendez-vous par exemple sur le site de la métropole de Rennes, affichez le en plein écran puis réduisez progressivement la fenêtre pour voir le contenu s’adapter à l’écran. L’avantage : plusieurs utilisations, une seule url ! Mais pour l’instant les temps de chargement sur smartphone sont lents quand la connexion disponible est médiocre.

Chaque choix est dépendant de la stratégie du diffuseur d’information mais aucune stratégie ne peut se dispenser d’une étude des usages de son public cible. Trop souvent ces usages ne sont pas pris en compte et seul la question des coûts prévaut. Une analyse à court terme qui peut coûter fort cher par la suite !