Photo de freefotouk sur Flickr La ville de Fontenay-sous-Bois a demandé à l’Agence nouvelles des solidarités actives et à la junior entreprise Essec d’évaluer les usages Internet aux Larris, un quartier de logement sociaux.

Pour cette ville particulièrement dynamique sur le plan de la promotion du numérique, l’étude a été établie à partir d’un échantillon particulièrement important. En effet 1 500 foyers ont été interrogés sur les 3 000 que compte le quartier. Par ailleurs deux groupes de travail ont été réunis : le premier était composé de personnes issues de l’ensemble de la population, le second s’intéressait plus particulièrement aux personnes retraitées.



Il ressort de l’enquête que le taux d’équipement des familles est légèrement supérieur à celui relevé par le Crédoc sur le plan national soit 80 %.

L’étude met l’accent sur l’influence de la composition du ménage pour déterminer l’équipement ou le non-équipement du foyer. C’est ainsi que l’on confirme que la présence d’un jeune poursuivant des études au sein du foyer est un facteur positif pour la présence de l’équipement au domicile. Une personne sans emploi et surtout une personne retraitée sont au contraire des facteurs négatifs.

Le cas des personnes seules est particulièrement éclairant.

Capture d'écran

L’étude démontre par ailleurs que ceux qui ne disposent pas d’Internet au domicile y ont rarement accès à l’extérieur.

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Pour justifier l’absence d’équipement, on trouve en tête le manque d’intérêt (53 % des personnes interrogées), les facteurs financiers (34 % de l’échantillon), le manque de savoir-faire (21 %).

Si l’on discute avec elles, la grande majorité des personnes déclarant leur manque d’intérêt finissent par admettre qu’Internet pourrait leur être utile. Ces personnes souhaiteraient alors un accompagnement. Les deux raisons les plus souvent invoquées pour justifier de s’équiper sont la possibilité de rechercher des informations et la communication avec les proches.

Parmi les personnes équipées on constate de grandes disparités d’usages. Si 83 % des foyers avec collégiens utilisent Internet plusieurs fois par jour, seuls 46 % des retraités le font.

Des recommandations suivent ces constats. L’étude préconise de remédier au déficit de communication sur les possibilités de connexions existant sur la ville. Des formules moins onéreuses tant pour l’achat du matériel que pour l’abonnement devront être recherchées. Un accompagnement aux usages devra être mis en place en jouant la carte de la proximité. Il faudra offrir des formations présentant des utilisations concrètes de l’Internet et développer l’implication des habitants dans cette démarche de formation.

En bref, un programme ambitieux qui ne réussira qu’avec la mobilisation de tous les acteurs de la ville et qui pourrait donner des pistes à bien des collectivités.