Photo de Audesou sur Flickr La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI) vient de publier une étude. Cette dernière a pour objet d’observer les pratiques des Français en matière de consommation licite ou illicite de biens et services culturels dématérialisés. L’étude a été conduite par OpinionWay.

Pour observer cette consommation, l’institut a mis en place des questionnaires en ligne qu’il fallait renseigner durant sept jours consécutifs. L’échantillon de départ était de 11 280 répondants mais ont été éliminé de l’étude les 32 % qui ont déclaré n’avoir jamais consommé un bien en téléchargement ou en streaming dans l’année qui précédait. Au final, les questionnaires de 4 740 internautes de 15 ans et plus ont été retenus.

Le streaming, une pratique en constante augmentation

84 % des répondants ont recours au streaming et 49 % au téléchargement. Durant la semaine étudiée on constate 64 308 œuvres en streaming et 15 578 œuvres téléchargées. Le streaming est nettement plébiscité pour la musique (66 %), les séries TV (46 %), les films (30 %) et les livres (12 %). Le téléchargement est nettement en recul avec respectivement 28 %, 20 %, 18 % et 8 %.

25 % des répondants déclarent disposer d’un abonnement à une plateforme de biens culturels en ligne. 42 % des répondants déclarent avoir déjà payé des contenus à l’unité.

32 % de ceux qui n’ont jamais payé pour des biens culturels se disent prêts à le faire dans l’avenir. 66 % de ces derniers se déclarent favorables à un paiement à l’acte et seulement 11 % à un abonnement mensuel. 23 % ne se prononcent pas.

69 % des téléchargements de films sont illégaux

La musique est le bien culturel le plus consommé : 17 morceaux de musique en streaming et six morceaux téléchargés par internaute sur la semaine étudiée. L’accès gratuit est privilégié. Le paiement concerne davantage les téléchargements, avec 21% des morceaux de musique, 11 % des films ou 22% des livres/ BD consommés. Pour le streaming payant, la musique atteint difficilement les 6 %, les films les 8 %.

Sont déclaré illicites par les répondants :

  • 5 % de la musique écouté en streaming et 25 % de leurs téléchargements ;
  • 38 % des films vus en streaming et 69 % des téléchargements ;
  • 37 % des séries TV vues en streaming et 71 % des téléchargements ;
  • 27 % des livres/BD lus en streaming et 25 % des téléchargements ;
  • 19 % des téléchargements de jeux vidéo.

Au vu de cette étude qui en confirme d’autres, il est peu probable que l’offre payante de biens dématérialisés rencontre un succès croissant dans les années qui viennent.