Recrutement Regionsjob a publié les résultats de sa troisième étude portant sur l’emploi et les réseaux sociaux. On constate que l’adoption des réseaux sociaux professionnels a tendance à stagner. Moins du côté employeur que du côté candidat, il est vrai ! Mais c’est surtout l’habitude d’utiliser un moteur type Google pour rechercher des traces sur un employeur ou un candidat qui progresse le plus nettement.

L’enquête a été effectuée en ligne sur les sites du réseau Regions.job et auprès des adhérents de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines, courant 2012. 60 % des internautes interrogés sont inscrits sur un réseau professionnel. 76 % déclarent disposer d’un profil professionnel en ligne. 56 % de l’échantillon sont inscrits sur Viadeo, 36 % sur Linkedin.

Le recours aux réseaux sociaux progresse peu

Les techniques de recrutement ont peu évolué en 2 ans. Le recours aux réseaux sociaux progresse de 47 % à 53 %. Du coté des candidats, 96 % ont recours aux jobboards (site d’offre d’emploi) et 35 % aux réseaux sociaux. Seuls le recours aux candidatures spontanées diminue régulièrement, de 71 % en 2010 à 65 % en 2012.

Parmi les divers outils utilisés par les personnes interrogées, les réseaux sociaux arrivent en neuvième place chez les candidats et en sixième place chez les recruteurs. 54 % des candidats considèrent que les réseaux sociaux prendront de l’importance dans les années qui viennent contre 88 % des recruteurs. Les recruteurs recherchent des profils pénuriques sur les réseaux sociaux. Il s’agit avant tout de commerciaux, de cadres informatiques et d’ingénieurs alors qu’on y trouve principalement des profils administratifs.

L’utilisation des réseaux sociaux reste dans l’ensemble encore peu fréquente. 37 % des recruteurs ont procédé à au moins une embauche dans les douze derniers mois. Du coté des candidats, 4 % ont été recrutés par le biais d’un réseau social. 8 % de ceux qui tiennent un blog ont été recrutés grâce à ce support.

La googlisation des candidats devient la norme

68 % des recruteurs reconnaissent faire des recherches sur Google pour se renseigner sur les candidats. Ils n’étaient que 36 % à le faire en 2010. En 2011, 8 % des candidats étaient écartés suite à des traces négatives et autant de candidats avaient été recrutés pour cause de traces positives. En 2012, les chiffres sont en forte progression : 25 % écartés suite à des traces négatives et 27 % recrutés suite à des traces positives. 79 % des recruteurs cherchent à recouper les informations d’un CV lors d’une recherche. 40 % cherchent à voir si le candidat est actif sur les thématiques liées à son secteur d’activité.

En matière de googlisation, les candidats ne sont pas en reste. 87 % font des recherches sur les entreprises qui les intéressent. 58 % abandonnent l’idée de postuler suite à des informations négatives sur le compte de l’entreprise. 71 % déposent leur candidature suite aux informations positives trouvées alors qu’ils ne l’envisageaient pas au départ.