Photo de CENT-UJI sur flickr Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a demandé à Opinionway de réaliser une étude sur les usages pédagogiques du numérique. 1 004 étudiants et 297 enseignants ont été interrogés en ligne. En matière d’accessibilité des cours numériques, les universités sont en retard. C’est l’opinion de 65 % des étudiants et de 78 % des enseignants. Les étudiants pensent que l'offre de formation disponible sur Internet peut être déterminante dans le choix d’un établissement.

Internet s’impose davantage chez les étudiants que chez les enseignants

72 % des étudiants déclarent utiliser très souvent Internet dans le cadre de leurs études. 96 % des étudiants utilisent Internet au moins de temps en temps, 1 % jamais. Ce sont les femmes qui l’utilisent le plus (74 % contre 68 % des hommes). La pratique augmente avec le niveau d’études. 56 % des étudiants l’utilisent en IUT contre 82 % en troisième cycle.

56 % des enseignants utilisent très souvent Internet pour préparer leurs cours, 91 % l’utilisent au moins de temps en temps, 2 % jamais. Les enseignants des académies franciliennes, ceux de moins de 50 ans et les femmes sont des utilisateurs plus réguliers.

Plus de 80 % des étudiants et des enseignants ont déjà utilisé des cours dématérialisés. Ils sont un peu plus d’un tiers à déclarer visionner des vidéos de cours en ligne.

22 % des étudiants déclarent ne pas bénéficier d’un accès Wi-Fi gratuit dans leur établissement. C’est le cas pour 49 % des étudiants en BTS ou STS et pour 40 % de ceux scolarisés en école paramédicale ou sociale. Deux tiers des étudiants déclarent que des supports pédagogiques numérisés sont proposés par leur établissement. La possibilité de visionner des cours filmés mis en ligne par l’établissement ne concerne que 20 % des étudiants.

Les MOOCs, un terme méconnu, un outil rarement utilisé

Les MOOCs, ce sont des cours en ligne diffusés à grande échelle gratuitement. Seul un quart des étudiants et 41 % des enseignants en ont déjà entendu parler. Seuls 10 % des étudiants et des enseignants ont déjà suivis un MOOC et seuls 5 % en ont suivi un en entier. 3 % des enseignants en ont déjà réalisé un.

80 % des étudiants estiment que l’usage du numérique peut fonctionner comme un catalyseur de la transmission du savoir. 82 % des enseignants perçoivent bien les bénéfices en matière de transmission des savoirs mais sont plus nuancés sur l’impact de ces outils sur la réussite des étudiants (63 %).

Si des plateformes numériques voyaient le jour dans leur établissement, 94 % des étudiants déclarent qu’ils les utiliseraient. 77 % d’entre eux pensent que cela les inciterait à suivre des cours dans d’autres disciplines.

Les enseignants sont plus réticents, 24 % évoquent les problématiques de propriété industrielle, 19 % craignent que cela soit complexe et chronophage et le même nombre estime que cela renforcerait l’absentéisme. 37 % des enseignants se montrent plutôt réticents à voir le fruit de leur travail en libre accès.

Il reste bien du chemin à faire avant que les outils numériques soient massivement disponibles à l’université. Une questions de moyens, de mentalités et d’objectif.