Etude Crédoc 2013

Cet article constitue la troisième et dernière synthèse de la treizième édition du rapport concernant la diffusion des technologies de l’information et de la communication en France, réalisée par le Crédoc, en 2013. Cette partie est consacrée aux usages.






Pendant les temps morts, les usages numériques se diversifient

La multitude d’outils disponibles pour se connecter entraîne des connexions numériques tout au long de la journée. L’usage du numérique prend de l’importance durant les temps morts mais certains utilisent aussi ces temps pour lire un livre ou pour discuter avec les personnes qui les entourent. Il existe donc une vie en dehors du numérique. ;-)






Etude Crédoc 2013

On constate des différences liées à l’âge : les plus de 40 ans lisent plus volontiers des livres ou le journal. Les cadres et les plus diplômés sont ceux qui varient le plus leurs activités pendant les temps morts. Ceux qui vivent dans un ménage à bas revenus s’occupent la plupart du temps en discutant ou en regardant autour d’eux.

Les usages : de grandes disparités selon l’âge et le diplôme

Les usages numériques pendant que l’on regarde la télévision se multiplient. L’âge est déterminant (de 94 % pour les 12-17 ans à 25 % pour les 70 ans et plus). Seuls 18 % des personnes interrogées ne font aucune autre activité quand elles regardent la télévision.

54 % des internautes se disent membres d’un réseau social de type Facebook, Instagram ou Linkedin. On peut regretter que la question posée « oublie » notamment de citer Twitter ou les messageries instantanées. Le chiffre de 54 % est en effet largement inférieur à ceux que l’on trouve habituellement dans d’autres études. Si l’usage des réseaux sociaux est très majoritaire chez les moins de 40 ans, il diminue fortement ensuite.

L’écoute et le téléchargement de musique est fortement corrélés à l’âge. Cette pratique est en hausse de 12 % chez les plus jeunes. La vision de films en streaming ou les téléchargements semblent en très légère diminution.

27 % des internautes ont regardé la télévision sur un ordinateur dans les douze derniers mois soit une progression de 1 %. 45 % des 12-17 ans s’adonnent à cette pratique mais seulement 8 % des non-diplômés.

30 % des internautes cherchent des emplois sur Internet. Cette pratique est plus courante pour les bacheliers et les niveaux supérieurs. Elle ne touche que 12 % des non-diplômés.

61 % des internautes ont effectué des démarches administratives ou fiscales sur Internet en 2013, un chiffre qui reste stable mais qui dissimule de grandes disparités (20 % pour les non-diplômés et 83 % pour les diplômés du supérieur).

66 % des internautes ont effectués des achats sur Internet. Ce sont les plus de 70 ans (11 %) et les non-diplômés (22 %) qui le font le moins. Mais les non-diplômés progressent de 7 % en un an alors que la pratique des plus de 70 ans reste stable.

Les hommes passent 3 heures de plus sur Internet que les femmes (14 heures contre 11 heures). Elles se disent légèrement moins compétentes que les hommes sur Internet et ne sont plus actives qu’eux que dans l’usage des réseaux sociaux. Le sentiment d’être compétent est fortement liée à l’âge et au volume d’utilisation. Plus on utilise et plus on a l’impression d’être compétent.

Les limites entre vie privée et vie professionnelle s’estompent, surtout chez les cadres

La proportion d’actifs ayant accès à Internet sur leur lieu de travail est stable (54 %). Sans surprise, ce sont les moins diplômés qui ont le moins l’accès (25 %). Pour les plus diplômés, c’est mieux (77 %). En moyenne, seuls 33 % des actifs ont une utilisation quotidienne d’Internet dans leur activité professionnelle, 8 % l’utilisent une à deux fois par semaine, 5 % plus rarement.

Un internaute sur deux qui dispose d’Internet au bureau admet utiliser ce dernier aussi à des fins personnelles. A l’inverse 40 % de l’ensemble des actifs admettent utiliser Internet à des fins professionnels en dehors des horaires de travail. 77 % des cadres supérieurs le font. 1/3 des actifs pensent qu’il serait utile d’instaurer une charte pour limiter les usages professionnels en dehors des heures de travail ou les usages personnels pendant ces mêmes heures.

L’étude complète du Crédoc