Photo de Frau Hölle sur Flickr Une étude de la société Sharehaolic montre que le trafic généré par les réseaux sociaux vers les sites Internet a été multiplié par deux en un an. En 2012 et 2013, les structures publiques ou associatives investissaient principalement Facebook et dans une moindre mesure Twitter et Google +. Mais le paysage a changé considérablement ces derniers mois et de nouveaux acteurs entrent en lisse. Il va donc falloir faire des choix et tenter de nouvelles expériences.

Facebook, un réseau social ou une régie publicitaire

Facebook est le leader des réseaux sociaux avec plus d’un milliard d’utilisateurs dans le monde et 26 millions en France. Selon Mark Zuckerberg lui-même, Facebook n'est plus "cool". Le réseau social augmente régulièrement ses profits en vendant les données personnelles de ses utilisateurs. Il semble que le public jeune se lasse des pratiques de Facebook et n’est pas forcément satisfait des incursions du monde adulte (parents, famille) dans leur vie privée.

De plus en plus d’organismes publics et associatifs créent des pages professionnelles. Facebook doit diffuser de plus en plus de contenus informatifs pour un temps de lecture constant, voire en baisse. En 2012, Facebook affirmait que les pages s’affichaient en moyenne sur 16 % des profils des fans. Fin 2013, on parlait de 10 % et ce chiffre pourrait encore diminuer. La solution proposée par Facebook : acheter de la publicité pour promouvoir sa page ou ses publications. Il y a aussi la possibilité de publier des photos de chatons rigolos toute la journée pour augmenter « l’engagement » des fans mais ce n’est pas forcément compatible avec les objectifs qu’on souhaite atteindre! Sans budget communication, il est de plus en plus difficile d’être visible sur Facebook.

Mon avis : Bien que l’investissement en temps soit moins rentable, il est impossible d’abandonner le leader des réseaux sociaux. Mais il serait périlleux de limiter sa présence à ce seul réseau social.

Twitter, un univers difficile à cerner

On constate une grande diversité de pratiques de ceux qui s’inscrivent sur Twitter. On trouve notamment un grand nombre de comptes inactifs, des comptes qui ne publient pas et font simplement de la veille, de comptes qui protègent leurs tweets et ne sont donc pas visibles du plus grand nombre... D’après le Pôle AURA MUNDI 2,3 millions de personnes sont actives sur Twitter. Un chiffre difficile à vérifier ! De nombreuses informations circulent sur cette plateforme mais on a souvent l’impression que ce sont les professionnels qui parlent entre eux. Les jeunes sont certes présents mais il semble assez difficile de les atteindre.

Mon avis : Twitter n’est pas vraiment un outil grand public. Il peut cependant être utile pour faire de la veille, créer des partenariats, générer une dynamique réseau, être repéré comme expert de votre secteur d’activité.

Google +, un réseau qui n’en finit pas d’être incontournable



Ce réseau grossit régulièrement car Google impose de plus en plus d’avoir un compte Google + pour accéder à ses services. Dernier exemple en date : pour commenter les vidéos Youtube, il faut désormais avoir un profil Google+. Mais il faut reconnaître que l’activité sur ce réseau est modeste. Google annonce un meilleur référencement sur son moteur de recherche pour ce que vous publiez dans son réseau social.

Mon avis : A priori inutile d’y consacrer toute son énergie mais en matière de référencement, il semble difficile de renoncer à Google +

La vidéo et la photo connaissent un succès croissant

Partout photos et vidéos connaissent un très vif succès. C’est bien sûr le cas pour Facebook, Twitter, Youtube et Google+ mais de nouveaux acteurs sont arrivés en 2013. Parmi les plus connus : Instagram, Vine, Pinterest, SnapChat…

Mon avis : le recours à la photo et à la vidéo dépend beaucoup de votre activité. Il est difficile d’avoir une stratégie efficace sans budget.

Le smartphone s’impose partout et surtout pour les réseaux sociaux

En effectuant une projection de la dernière étude du Crédoc, on peut déduire qu’un téléphone mobile sur deux sera un smartphone dès les premiers mois de 2014, un outil qui séduit particulièrement les jeunes et les actifs.

On peut s’attendre à une plus grande consultation des sites Internet sur smartphone. Il est donc urgent que les sites Internet s’adaptent à ces nouveaux formats d’affichage (applications, version mobile, responsive design…)

Avez-vous remarqué qu’un nombre croissant de services exige un numéro de portable pour s’inscrire ou pour bénéficier de certaines fonctionnalités.

Mon avis : Il est urgent d’essayer les réseaux sociaux pour mobiles et de disposer d’un site Internet lisible sur smartphone.

Les messageries instantanées sont en plein développement

Dans la dernière étude du Crédoc, on constate une baisse du nombre de SMS envoyés par les adolescents (- 15 %). Cette diminution semble largement compensée par l’essor incroyable des messageries instantanées. On peut citer Skype, le vétéran, WhatsApp, Viber, Line, Wechat pour les plus récents mais les réseaux sociaux (Facebook, Google+, Twitter, Instagram…) disposent aussi d’une messagerie.

Mon avis : Peut- on envisager une présence sur ces messageries ? Un service questions-réponses est-il envisageable ? A tester.

Les contenus éphémères sont-ils l’avenir du réseau social ?

Dans un monde où tout est sujet à surveillance, des services comme Snapchat effacent votre contenu au bout de quelques instants. Pour snapchat, il s’agit de publication de photos mais d’autres services ont adopté le modèle pour les messageries. Effet de mode ou réelle tendance ?

Mon avis : A priori aucun intérêt pour une structure de poster du contenu seulement quelques instants. Une structure souhaite laisser son information disponible le plus longtemps possible. Mais la tendance mérite cependant d’être observée si elle préfigure d’autres usages.

Selon la nature de votre activité et vos objectifs, la présence dans un groupe Viadeo ou Linkedin peut être un plus.