Photo Fotolia La plus récente des éditions du baromètre des grandes villes sur les réseaux sociaux est disponible ici. Les chiffres les plus récents ne sont donc pas ci-dessous.

Les collectivités territoriales diversifient leur communication en étant de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux et en affichant cette présence sur des outils différents. A la fin de cette article vous découvrirez un récapitulatif de la présence des communes sur plusieurs réseaux. Ce récapitulatif s’appuie sur la déclaration de leurs réseaux sociaux sur les page d’accueil de leur site Internet.

J’ai le plaisir de vous présenter ici la quatrième édition du baromètre semestriel des villes de plus de 100 000 habitants avec un peu de retard. La troisième édition date de neuf mois.

Les tableaux traitant du rapport nombre d’habitants par rapport au nombre de fans ou d’abonnés s’appuient dorénavant sur le recensement 2011 de l’Insee qui est entré en vigueur en janvier 2014.

J’ai conservé la même méthode que lors des trois baromètres précédents. J’ai identifié la présence sur les réseaux sociaux à partir de ce que signalent les sites Internet des villes.

Je n’ai retenu que les pages Facebook généralistes et non les pages liées à un dispositif par exemple.

Il est évident que sur Facebook, le recours à une communication payante dope les résultats. Les budgets consacrés varient d’une collectivité à l’autre sans qu’il soit possible d’en savoir davantage. Il ne s’agit donc pas ici d’analyser la seule performance des community managers mais d’observer l’évolution du classement, du nombre de publications et du dynamisme des communautés.

Pour compter les interactions dans Facebook, je ne me sers pas du critère “des personnes qui en parlent” car il induit en erreur. Je compte toutes les interactions : commentaires, like sur les commentaires, like sur les publications, partages, nombre d’autres publications et like sur ces dernières, ce sur une période de sept jours. La période de 7 jours étudiée ici est celle du 1er au 7 février 2014.

Les pages Facebook ou les profils Twitter retenus sont portés par la collectivité territoriale concernée. Sur les baromètres précédents, la ville de Lyon faisait exception avec son dispositif ONLYLYON. Mais ONLYLYON, notamment dans un échange de tweets de juillet dernier avec Ideose France affirme qu’ONLYLYON est le programme de promotion de Lyon à l’international et que leurs comptes ne sont en aucun cas des comptes officiels de la Ville de Lyon. Les comptes ONLYLYON ont donc disparu du baromètre.

La ville de Saint-Denis-de-la-réunion a changé d’adresse définitive et d’identifiant. Le site Internet de la ville indique à ce jour toujours la précédente adresse qui ne débouche pas. Cette situation semble avoir eu un faible impact sur la notoriété de la page.

31 villes de plus de 100 000 habitants signalent désormais une présence sur Facebook. Une nouvelle entrante : Orléans.

27 grandes villes annoncent désormais un compte Twitter. Trois nouveaux entrants : Limoges, Orléans et Saint Etienne.

Présence sur Facebook : les six premières places restent inchangés

Sur Facebook, Paris est un cas tout à fait à part. La page attire en effet un grand nombre de touristes. En numéro deux, on trouve la ville de Grenoble avec une incroyable progression de 48 852 fans en 9 mois. Toulouse gagne une place, Nice trois, Saint-Etienne en perd deux. Mais la plus forte progression est à mettre à l’actif de Boulogne-Billancourt qui gagne 12 places.

Baromètre des villes sur Facebook

Le deuxième tableau permet de comparer le nombre de fans au nombre d’habitants de la commune. Il est naturellement plus facile d’obtenir un grand nombre de fans dans une ville très peuplée que dans une ville à la population plus modeste. Là encore les six premières places restent inchangées.

Baromètre des villes sur Facebook

Le troisième tableau permet de juger la participation des fans à la vie de la page. Si en moyenne le nombre de publications progresse peu (+ 5 %), l’interactivité est particulièrement forte (+ 50 %). On peut cependant regretter que les villes de Perpignan, Rennes et Saint-Etienne publient de façon aussi irrégulière.

Baromètre des villes sur Facebook

Le quatrième tableau permet de constater combien il faut de fans pour obtenir une interaction en moyenne. Nice présente un excellent résultat. On trouve onze villes avec un rapport nombre de fans / nombre d’interactions inférieur à 10. On ne comptait que neuf villes dans cette situation, il y a 9 mois. Paris reste très mal placé, en moyenne chaque fan interagit peu. Le fait qu’une grande partie des fans soit des touristes explique cela. Le nombre d’interactivité par post varie fortement d’une ville à l’autre, de 2099 pour Paris à 6 pour Orléans. Rappelons tout de même qu’Orléans est un nouvel arrivant et qu’il est donc trop tôt pour en tirer des conclusions.

Baromètre des villes sur Facebook

Présence sur Twitter : Paris et Bordeaux restent en tête

27 grandes villes ont un compte Twitter. Le premier tableau classe les villes en fonction du nombre d’abonnés. On constate une très grande stabilité. Les quatorze premiers du classement restent inchangés.

Baromètre des villes sur Twitter

Le tableau suivant donne le ratio nombre d’habitants / nombre d’abonnés. Bordeaux est largement en tête de ce tableau.

Baromètre des villes sur Twitter

Le nombre de tweets, observé sur neuf mois est très différent d’une ville à l’autre. La moyenne de publication se situe à 5 tweets par jour. Il n’y a pas de lien entre le nombre de tweets et la progression du nombre d’abonnés. On constate de grandes disparités : de 25 tweets par jour pour Angers à moins d’un tweet par jour pour Rennes et Strasbourg.

Baromètre des villes sur Twitter

Pour conclure

J’ai souvent signalé la situation de quelques comptes Twitter de villes de plus de 100 000 habitants qui avaient plus d’abonnements que d’abonnés. Cette technique implique que la ville accepte de suivre n’importe quel compte y compris les robots mais cela a pour effet d’augmenter par réciprocité leur nombre d’abonnés.

Cette pratique n’a plus cours dans les communes de plus de 100 000 habitants. Plusieurs collectivités ont réduit leur nombre d’abonnements et certaines de façon tout à fait impressionnante.

J’ai pu observer que 6 villes n’ont toujours pas personnalisé le nom de leur page sur Facebook. L’adresse qui mène à leur page contient en effet des séries de chiffres. Il s’agit des villes de Brest, Lille, Metz, Mulhouse, de la Métropole de Rennes et de Saint-Etienne.

Amis lecteurs, je suis à votre écoute pour toute suggestion permettant de rendre plus efficace ce baromètre et ses analyses. Je vous donne rendez-vous dans six mois pour une prochaine édition du baromètre des villes de plus de 100 000 habitants et dans un peu plus de deux mois pour celui des Régions. Plus que jamais la périodicité semestrielle me semble la plus adaptée pour enregistrer des variations qui sont de faible ampleur.

On peut s’attendre à une diversification forte des interventions des collectivités territoriales sur les réseaux sociaux en 2014. Je vous propose un récapitulatif de leur présence comme elle est signalée sur la page d’accueil de leurs sites Internet. On peut imaginer que cette présence est sous-estimée ici. Il est par exemple inimaginable que seule la ville de Rouen dispose d’un compte Calameo. Ce tableau n’est donc qu’un point de départ.

Faudra-t-il faire évoluer ce baromètre ? Il est urgent de commencer à y réfléchir.

Baromètre des villes sur réseaux sociauxFacebook

La plus récente édition concernant les Régions sur les réseaux sociaux est disponible ici.