Capture écran 2ème baromètre TNS Sofres La dernière étude de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria), menée par TNS Sofres, est riche de nombreux enseignements. Elle a pour thème « Les Français et le numérique », et porte sur un échantillon de 1 145 personnes interviewées en face à face. Le même baromètre avait été effectué en 2011, ce qui facilite l’interprétation de certains résultats.

Le baromètre distingue quatre types de Français :

  • 20 % de déconnectés (ils ne comprennent pas de quoi il s’agit), 25 % en 2011
  • 17 % de distants (ils n’ont pas le sentiment d’être concernés), 25 % en 2011
  • 29 % d’usagers (ils admettent l’utilité d’Internet mais disent pouvoir s’en passer), 33 % en 2011
  • 34 % d’homo numericus (les outils numériques leur sont indispensables au quotidien), 17 % en 2011

C’est en Ile de France que l’on trouve le plus d’usagers et d’homo numericus et dans le sud-ouest que l’on en trouve le moins.

Un avis nuancé sur l’intérêt de certains usages numériques

Le développement des technologies est ressenti comme particulièrement positif dans les domaines suivants :

  • L’accès à la connaissance
  • L’ouverture au monde (+ 5 points)
  • Le niveau d’information (+ 4 points)

Dans le domaine des relations professionnelles et des relations amicales, les bénéfices du numériques sont incontestés. Par contre bénéfices et conséquences négatives s’équilibrent quant on parle de relations familiales ou amoureuses. Les Français pensent même que le numérique a plus de conséquences négatives que positives quand il s’agit du contrôle de son existence.

Effets positifs et effets négatifs s’équilibrent quand on parle de solidarité entre les gens et de respect des différences. Mais les avis sont nettement négatifs quand il s’agit du respect de la vie privée : 72 % d’avis négatifs contre 16 % d’avis positifs.

Une idée qui domine : la prudence

Le schéma ci-dessous montre bien leur hésitation quant au numérique. On constate que la prudence est le facteur le plus important, que la confiance diminue de 6 points par rapport à 2011, que le sentiment d’être dépassé progresse de deux points.

19 % des Français se sentent exclus. L’homo numericus perd 10 points de confiance par rapport à 2011, se sent moins dépendant, un peu plus dépassé, un peu plus inquiet et surtout bien plus agacé.

Capture écran 2ème baromètre TNS Sofres

61 % des Français mais surtout 76 % des parents se sentent à l’aise dans leurs usages du numérique. Mais seuls 61 % des parents sont à l’aise pour accompagner leurs enfants. On peut s’étonner de certaines réponses quand on constate que 8 % des déconnectés et 34 % des distants se sentent à l’aise pour accompagner leurs enfants dans les usages du numérique. Un peu de clairvoyance serait utile.

21 % des Français considèrent que les technologies du numérique ne sont pas utiles dans l’enseignement et même 10 % des homo numericus le pensent. 10 % des Français considèrent qu’il n’est pas utile d’avoir un usage averti d’Internet et même 13 % ne voient pas l’utilité de savoir se servir des principaux outils bureautiques. Pauvres enfants !

57 % des étudiants aimeraient suivre une partie de leurs cours sur Internet. 52 % des Français seraient favorables à ce que leurs enfants suivent une partie de leurs cours sur Internet. Des changements de mentalité restent à faire, c'est incontestable.

43 % des étudiants souhaiteraient travailler dans le secteur du numérique. Le traditionnel clivage hommes femmes pour les carrières scientifiques se confirme ici : 59 % des hommes et 22 % seulement des femmes sont partants.

Ci-dessous, vous trouverez les résultats de l’étude dans son intégralité.