illusobsvilles_s.jpg Toutes les villes de plus de 100 000 habitants sont désormais sur Facebook, c’est la grande surprise de ce dernier baromètre. Et elles intensifient leur présence en publiant davantage. L’engagement des fans progresse modestement mais le nombre de ceux qui suivent les collectivités est en nette augmentation.

L’autre surprise de ce baromètre c’est la présence d’un plus grand nombre de collectivités sur Instagram. Deux Villes de plus de 100 000 habitants sur trois ont un compte aujourd’hui et la plupart de ces Villes sont actives. Instagram bénéficie dans ce baromètre de tableaux détaillés comme Facebook et Twitter.

Pour ceux qui liraient ce baromètre pour la première fois, rappelons qu’il étudie des données générales propres aux villes, les évolutions depuis le précédent baromètre et plus particulièrement une période de 7 jours consécutifs.

Depuis la dernière édition du baromètre, on peut constater des nouveautés :

  • Un compte Twitter pour Le Havre ;
  • Une page Facebook pour Montpellier ;
  • La Ville du Mans entre dans les tableaux Twitter et Facebook de cette édition. En fait ces comptes existent depuis longtemps mais n’étaient pas signalés sur le site Internet de la Ville.
  • Dijon entre dans le tableau Twitter (présence non signalée sur le site).
  • Bordeaux, Boulogne-Billancourt, Le Havre, Limoges, Montpellier, Mulhouse, Rennes et Tours s’affichent dorénavant sur Instagram.

38 grandes villes annoncent désormais un compte Twitter, soit 93 % de ces collectivités. Seules les Villes de Montpellier, Saint Paul de la Réunion et Villeurbanne n’annoncent toujours pas de compte Twitter.

Les tableaux récapitulatifs situés en fin de baromètre montrent bien l’évolution de la présence des Villes sur les réseaux sociaux. Certaines présences ne sont pas comptabilisés ci-dessous pour cause d’inactivité depuis plus d’un an.

  • Instagram : 28 Villes présentes au lieu de 17 sur le précédent baromètre ;
  • Google+ : 6 Villes au lieu de 7 ;
  • Pinterest : 4 Villes au lieu de 7.

En matière de dynamisme, le verdict est sans appel. Pour Instagram, 26 villes sur 28 ont publié dans les 30 jours qui précédaient. Seules Lille et Metz n’avaient pas publié depuis plus d’un mois. L’engagement est à la hauteur : le nombre de j’aime est très encourageant.

Pour Google+ et Pinterest, c’est la catastrophe. Sur Google+, seules les Villes d’Angers, Lyon, Orléans et Rouen ont été actives dans le dernier mois. Quant à l’engagement, il est inexistant. Sur Pinterest, Angers, Le Havre et Lille sont actives mais avec un engagement des plus consternants.

Présence sur Facebook. Marseille : la Ville que l’on n’attendait plus

Marseille, deuxième Ville de France, occupait lors du précédent baromètre la 25ème place. Elle passe en 8 mois de la 25ème à la 2ème place. Elle gagne plus de 200 000 fans en 8 mois. Un miracle ? Pas tout à fait ! La Ville a fait appel à l’agence de communication So-buzz. Résultats impressionnants sur Facebook et pour une fois démarche transparente.

Grenoble donne des signes de fatigue, ce qui permet à Bordeaux, Lyon et Toulouse de se rapprocher. La Métropole de Rennes gagne vingt places et Reims huit, même si elles restent assez loin dans le classement.

La progression moyenne du nombre de fans calculée sur les 39 communes qui figuraient lors du précédent baromètre est de 28 % sur cette période de huit mois.

Baromètre des Villes sur Facebook

Le deuxième tableau permet de comparer le nombre de fans au nombre d’habitants de la commune. Il est naturellement plus facile d’obtenir un grand nombre de fans dans une ville à forte population que dans une ville à la population plus modeste. Cette donnée mérite cependant d’être relativisée en fonction du contexte (ville touristique par exemple).

Baromètre des Villes sur Facebook

Le troisième tableau permet de juger la participation des fans à la vie de la page. La première colonne englobe toutes les interactions dont dispose un fan par rapport aux publications de la page. La deuxième colonne comptabilise uniquement les autres publications et like sur ces dernières quand elles sont autorisées par la page. Ces comptages ont été réalisés sur une période de sept jours.

Les Villes de Dijon et de Saint-Etienne ont fait des choix surprenants : elles sont les seules à modérer les publications des visiteurs. Ce choix n’est pas contestable en soit mais aucune publication n’est jamais validée par les Community Manager. Pourquoi ne pas avoir simplement interdit la publication des visiteurs ?

Globalement, l’engagement sur les 39 Villes progresse en 8 mois de seulement 9 %. Le nombre de publications par semaine progresse de 19 % sur la période étudiée.

Baromètre des Villes sur Facebook

Le quatrième tableau permet de constater combien il faut de fans pour obtenir une interaction en moyenne. On trouve dix-huit villes avec un rapport nombre de fans pour une interaction inférieur ou égal à 10. Le nombre d’interaction par post varie fortement d’une ville à l’autre, de 1 068 pour Marseille à 9 pour Amiens.

Baromètre des Villes sur Facebook

Présence sur Twitter : Paris proche du million d’abonnés, Bordeaux en seconde position

Pour Marseille, il semble que l’effort constaté sur Facebook n’ait pas porté ici puisque sur Twitter, Marseille perd une place.

38 grandes villes ont un compte Twitter. Le premier tableau classe les Villes en fonction du nombre d’abonnés. Paris double pour la deuxième fois son nombre d’abonnés. Lille gagne 16 places par rapport au précédent baromètre.

La Ville du Mans qui a choisi « Le Mans une marque » sur Facebook a pris LMUM72 sur Twitter. Du coup, « Le Mans une marque » est squatté actuellement. Une situation déstabilisante car la collectivité a fait de plus le choix de ne pas faire de liens vers ses réseaux sociaux sur la page d’accueil de son site Internet.

Baromètre des Villes sur Twitter



Le tableau suivant donne le ratio nombre d’habitants / nombre d’abonnés. Lille gagne 18 places, Caen 7. Quant à Paris, La Ville est en passe de prendre la première place.

Baromètre des Villes sur Twitter

Le nombre de tweets, observé sur huit mois est très différent d’une Ville à l’autre. La moyenne de publication augmente légèrement pour ce baromètre et se situe à 6 tweets par jour, une moyenne qui cache de grandes diversités : de 2 tweets sur 8 mois pour la Ville de Perpignan à 15 tweets par jour pour la Ville de Strasbourg.

Baromètre des Villes sur Twitter

Le quatrième tableau observe le type de publication : publications et retweets. Aucune règle générale : de 0 à 100 % de retweet selon les Villes.

Le tableau fournit par ailleurs une indication quant à l’interactivité des abonnés avec le compte. Il est impossible de juger de l’interactivité réelle des comptes Twitter des Villes sans un accès au module de statistiques. Cependant Twitter nous fournit pour chaque tweet émis par la commune, le nombre de retweets et le nombre de mises en favoris. Certes, le nombre de retweets formulé par les deux lettres RT ne sont pas pris en compte. Les retweets à partir des retweets fait par les villes ne le sont pas davantage.

Le chiffre est donc donné à titre indicatif et est sous-estimé par rapport à la réalité. Le critère retenu a au moins l’avantage d’être calculé de la même façon pour toutes les communes et peut donc faire l’objet de comparaisons.

Baromètre des Villes sur Twitter

Présence sur Instagram : Paris largement en tête, Lyon et Toulouse se talonnent

Pour les quatre tableaux qui vont suivre, la comparaison avec une période précédente est impossible. Quoi qu’il en soit, on constate :

  • Les grandes Villes, contrairement aux Régions, ont fortement investi Instagram.
  • Instagram est sans conteste le troisième réseau social des collectivités même si leur contribution reste encore modeste (nombre de publications).
  • La valorisation du territoire et la qualité des photos sont deux éléments essentiels pour le succès d’un compte.
  • Instagram est un outil pour conforter l’image et la notoriété. Ce n’est pas un outil de diffusion de l’information.

La politique éditoriale varie fortement d’une collectivité à l’autre en matière de publication d’images. Certaines collectivités republient les images d’autres instagramers (repérés grâce à un hashtag ou pas), d’autres publient leurs propres photos. Difficile de savoir la tendance qui l’emportera, sachant que la fonction de republication n’existe pas nativement dans Instagram et oblige donc à recourir à des services extérieurs.

Dans le premier tableau, on peut constater que le nombre de suivis par les collectivités est particulièrement modeste sauf pour Nîmes.

Baromètre des Villes sur Instagram

Le tableau suivant donne une meilleure idée du poids des comptes en fonction du nombre d’habitants de la Ville.

Baromètre des Villes sur Instagram

Le troisième tableau va constituer un point de départ pour mieux évaluer ensuite la cadence de publication et donc l’importance de l’investissement de la collectivité.

Baromètre des Villes sur Instagram

Le quatrième tableau montre à quel point Instagram en est encore à ses balbutiements. Les cadences de publication sont extrêmement modestes.

Eu égard aux bons résultats obtenus (like essentiellement), on peut penser que les collectivités vont être conduites à publier davantage. Cependant ces dernières ignorent si avec Instagram, elles touchent un nouveau public. Une condition nécessaire pour favoriser leur investissement ultérieur.

Baromètre des Villes sur Instagram

En conclusion

Pour finir, voici le désormais traditionnel récapitulatif de la présence des collectivités sur les réseaux sociaux.

MAJ : Le Community manager de la ville de Clermont-Ferrand signale la présence de la Ville sur Dailymotion et depuis 3 jours sur Instagram. Le tableau récapitulatif tient compte de cette nouvelle situation.

Baromètre des Villes sur les réseaux sociaux

N’hésitez pas à faire connaître votre sentiment sur ce baromètre et ses évolutions dans les commentaires ci-dessous.

Pour ceux qui l’auraient manqué, la plus récente édition concernant les Régions sur les réseaux sociaux est disponible ici.