illusobsvilles_s.jpg Toutes les Villes de plus de 100 000 habitants étaient déjà sur Facebook depuis plus d’un an. C’est maintenant aussi le cas de toutes les Villes sur Twitter. Cinq nouvelles collectivités se sont installées sur Instagram mais l’activité sur ce réseau reste modeste. Davantage de Villes sont présentes sur Youtube, cela se fait au détriment de Dailymotion. Dernier point remarquable : plus de Villes présentes sur Snapchat. Impossible pour ce dernier réseau d’identifier le réel investissement des Villes concernées, faute de statistiques disponibles.

Orléans a changé d’adresse Facebook. Pour Twitter, on peut noter le changement d’adresse pour les Villes d’Orléans et de Marseille

Pour ceux qui liraient ce baromètre pour la première fois, rappelons qu’il étudie des données générales propres à la présence des sites officiels des Villes sur les réseaux sociaux, les évolutions depuis le précédent baromètre et plus particulièrement une période de 7 jours consécutifs, voire 6 dans le cas d’Instagram.

Présence sur Facebook. Paris et Marseille progressent fortement, Lyon grignote

Le premier tableau enregistre le nombre de fans au 5 février 2017 pour chaque Ville et l’évolution sur un an. La progression moyenne du nombre de fans sur Facebook est de 24 % en un an, avec bien sûr de grosses disparités

Montpellier gagne 25 places dans ce tableau et près de 90 000 fans. Limoges gagne 12 places, Orléans 7. On constate une grande stagnation pour la fin du classement.

Le deuxième tableau permet de comparer le nombre de fans au nombre d’habitants de la commune. Il est naturellement plus facile d’obtenir un grand nombre de fans dans une Ville à forte population que dans une Ville à la population plus modeste. Cette donnée mérite cependant d’être relativisée en fonction du contexte (Ville touristique par exemple).

Limoges enregistre une progression de 13 places, Caen 9 places, Orléans et Metz 6 places. Mais c’est surtout la remontée de Montpellier qui est spectaculaire (+30 places).

Le troisième tableau permet de juger la participation des fans à la vie de la page. La première colonne englobe toutes les interactions dont dispose un fan par rapport aux publications de la page. La deuxième colonne comptabilise uniquement les autres publications et like sur ces dernières quand elles sont autorisées par la page. Ces comptages ont été réalisés sur une période de sept jours.

Situation inchangée pour les Villes de Dijon et de Saint-Etienne qui modèrent les publications des visiteurs sans jamais les valider. Dans un registre similaire, on constate que sur la page de la Ville du Mans, on ne peut ni publier ni contacter les administrateurs. Le mauvais score du Mans est-il lié à ce curieux choix ?

L’engagement avec les fans progressent peu : moins de 1 % rn un an. L’algorithme de Facebook n’y est sans doute pas pour rien mais on est obligé de constater que le contenu publié par les Villes évolue peu, lui aussi. Certes la publication d’images du territoire fait toujours recette mais les ficelles, à force, commencent à être un peu grosses (le « bon week-end » notamment). La cible (les fans) est rarement appelée à participer à la vie de la page.

Le quatrième tableau permet de constater combien il faut de fans pour obtenir une interaction en moyenne. On trouve onze Villes avec un rapport nombre de fans pour une interaction inférieur ou égal à 10. Il y en avait 18 voilà un an. Le nombre d’interaction par post varie fortement d’une Ville à l’autre, de 1 986 pour Marseille à 6 pour Argenteuil.

Présence sur Twitter : Paris pulvérise le million d’abonnés

Toutes les grandes Villes ont désormais un compte Twitter. Le premier tableau classe les Villes en fonction du nombre d’abonnés. Le nombre d’abonnés pour Paris progresse de 60 %.

Montpellier entre directement à la quinzième place. Caen et Limoges gagnent cinq places. On constate un recours massif aux gifs animés dans les tweets.

Le tableau suivant donne le ratio nombre d’habitants / nombre d’abonnés. Rouen gagne 2 places. Paris, malgré sa progression en nombre de fans n’occupe toujours pas la première place.

Le nombre de tweets, observé sur un an est très différent d’une Ville à l’autre. La moyenne de publication reste stable avec 6 tweets par jour. Une moyenne qui cache de grandes diversités : de moins d’un tweet par jour à Perpignan à 20 pour la Ville de Limoges Pour ce qui est de Perpignan, le compte est alimenté par une republication automatique Facebook. Une pratique qu’on aurait pu espérer tombée en désuétude !

Le quatrième tableau observe le type de publication : publications et retweets. Aucune règle générale : de 0 à 100 % de retweet selon les Villes. Ont été considéré comme publications et non comme retweets les retweets avec citation puisqu’ils impliquent une intervention et un commentaire du community manager.

Twitter nous fournit pour chaque tweet émis par la commune, le nombre de retweets et le nombre de mises en favoris. Les retweets formulés par les deux lettres RT ne peuvent être pris en compte.

Présence sur Instagram : Paris très largement en tête

Les grandes Villes, contrairement aux Régions, ont fortement investi Instagram. Instagram est sans conteste le troisième réseau social des collectivités même si leur contribution reste encore modeste (nombre de publications).

La politique éditoriale varie fortement d’une Ville à l’autre en matière de publication d’images. Certaines collectivités republient les images d’autres instagramers, d’autres publient leurs propres photos. Difficile de savoir la tendance qui l’emportera, sachant que la fonction de republication n’existe pas nativement dans Instagram et oblige donc à recourir à des services extérieurs.

Dans le premier tableau, on peut constater que Clermont-Ferrand a fait une percée extrêmement rapide. La progression de Bordeaux est extrêmement forte et laisse penser que cette Ville occupera prochainement la troisième place.

Le tableau suivant donne une meilleure idée du poids des comptes en fonction du nombre d’habitants de la Ville. La démonstration du dynamisme du compte de Bordeaux est là encore une évidence.

Le troisième tableau montre le faible niveau de publication de certaines Villes. Une dizaine de Villes publient moins d’une fois par semaine.

Le quatrième tableau montre à quel point Instagram en est encore à ses balbutiements pour les Villes. Les cadences de publication sont extrêmement modestes.

Sur 34 Villes disposant d’un compte, seulement 20 avaient publié dans les six jours précédant notre comptage.

Cette situation est d’autant plus étonnante que le nombre de like et de commentaires est important sur ce réseau. L’arrivée des statistiques pour les comptes Instagram pro pourrait motiver les collectivités à s’investir davantage. A condition bien sûr qu’elles déterminent les objectifs de leur présence.

En conclusion

Pour finir, voici le désormais traditionnel récapitulatif de la présence des collectivités sur les réseaux sociaux.

N’hésitez pas à faire connaître votre sentiment sur ce baromètre et ses évolutions dans les commentaires ci-dessous.

Pour ceux qui l’auraient manqué, la plus récente édition concernant les Régions sur les réseaux sociaux est disponible ici. Elle sera mise à jour dans les prochains mois.