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  <title>Informer autrement - Tag - incertitude</title>
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  <description>Ce blog est destiné à ceux qui agissent pour l'information des jeunes</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 12 Oct 2008 20:55:24 +0200</pubDate>
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  <item>
    <title>Le glissement de la mission de service public vers la prestation de service</title>
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    <pubDate>Thu, 01 May 2008 00:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>association</category><category>convention</category><category>incertitude</category><category>malaise</category><category>mission locale</category><category>Nicolas Sarkozy</category><category>subvention</category>    
    <description>&lt;p&gt;Les Missions locales se voyaient confier jusqu’alors toutes les actions
visant à accompagner les jeunes en difficulté dans leurs démarches d’insertion
professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&amp;amp;pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&amp;amp;cid=1206345746935&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le 8 février dernier, le Président de la République&lt;/a&gt; annonçait
le « contrat d’autonomie » qui a pour but de s’attaquer au chômage
des jeunes dans les quartiers. C’est une des mesures du plan &amp;quot;Espoir banlieues,
une dynamique pour la France&amp;quot;. Mais le gouvernement a décidé cette fois de
procéder à un appel d'offres dans 35 départements pilotes. Cet appel d’offres a
été lancé le 28 mars et s’est achevé le 28 avril dernier.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les Missions locales voient d'un très mauvais œil cette ouverture à la
concurrence des opérateurs privés dans ce qu'elles considèrent être leur champ
de compétence. Cette situation est d’ailleurs paradoxale puisqu’elles ont connu
des difficultés à répondre à l’appel d’offre. En effet, « les lots »
sont départementaux alors que les Missions locales ne sont pas structurées de
cette façon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Jacques Candelier, Député du Nord et Président de la Mission locale du
Douaisis a envoyé un courrier à Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Politique
de la ville pour insister sur la gravité d’une décision « qui aura de
toute évidence pour effet de fragiliser les Missions locales. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement n’est manifestement pas prêt à reculer dans cette affaire
puisque lundi 21 avril, Fadela Amara réunissait préfets délégués à l'égalité
des chances et sous-préfets chargés de mission pour la politique de la ville
pour les appeler à une très grande cohésion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette logique d’appel d’offres est-elle vraiment une
surprise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps les associations définissaient leur projet associatif
qu’elles soumettaient aux collectivités locales ou à l’Etat. Les subventions
versées avaient pour seul but d’aider les associations. On appelait ces
subventions, des subventions de fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'inverse, des associations ont été créées dans le seul but d’assurer de
nouvelles missions de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà une dizaine d’années, on a vu foisonner les contrats d’objectifs qui
avaient pour but de préciser davantage le projet des associations et de
quantifier les résultats attendus. Il est aussi devenu coutumier d’intégrer
dans ces contrats une part plus ou moins importante des attentes des
financeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis sont nés les appels à projets. La collectivité ou l’Etat définit avec
précision ses attentes et sélectionne les projets qu’elle (qu’il) souhaite
retenir. Les appels à projet sont en fait des appels d’offres moins
contraignants pour ceux qui y répondent mais aussi et surtout pour ceux qui
sélectionnent les projets. Aucune règle n’en définit les contours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les associations sont devenues avec le temps de véritables prestataires de
services, ce qui explique en partie les difficultés à « recruter »
des bénévoles associatifs alors que ces derniers se sentent de plus en plus
instrumentalisés. Un nouveau pas est franchi ici avec un appel d’offres proposé
par l’Etat, qui s’adresse aussi bien aux opérateurs publics qu’aux opérateurs
privés. C’est une véritable aubaine pour le secteur privé, infiniment mieux
armé que le secteur associatif pour répondre rapidement et efficacement à un
appel d’offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement est allé ici au bout de sa logique, on peut penser que
d’autres suivront son exemple. En a-t-on pesé toutes les
conséquences ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Apprentissage en recherche d’informations</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2007/05/29/Apprentissage-en-recherche-dinformations</link>
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    <pubDate>Tue, 29 May 2007 00:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>besoin</category><category>comportement</category><category>compétence</category><category>connaissance</category><category>conscience</category><category>incertitude</category><category>information</category><category>Internet</category><category>jeunes</category><category>sélection</category><category>usage</category><category>évaluation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Fin 2006, André Tricot tenait une conférence dans le cadre du &lt;a href=&quot;http://savoirscdi.cndp.fr/pedago/Reflexion/tricot/tricot.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;colloque “Politique documentaire des EPLE et ressources
numériques”&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intervention proposait des pistes complémentaires à ce que j’avais déjà
expliqué &lt;a href=&quot;http://www.informer-autrement.fr/post/2006/05/24/Le-besoin-dinformation&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;dans
un billet précédent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle que l'utilisateur est plus ou moins capable de transformer son
besoin en une requête précise. Il indique aussi que la recherche est dynamique,
elle évolue au cours de la recherche de l'information. Il rappelle notamment
que plus on a de connaissances et plus on prend conscience de son manque de
connaissances. La meilleure façon de développer la prise de conscience des
besoins d'information, c'est de développer des connaissances.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La recherche d'information n'est pas un besoin qui se satisfait et s'arrête.
La recherche d'information augmente avec le stress et l'anxiété.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche d'informations requiert des compétences et donc une formation.
Il cite deux études pour illustrer son propos. La première expérience a été
menée auprès d’enfants de 8 à 10 ans. Il s’agissait de comprendre deux textes.
Dans le premier, aucun mot n’était souligné. Dans le second, six des mots déjà
utilisés dans le premier étaient soulignés. Le score en compréhension a été
meilleur dans le texte où les mots n’étaient pas soulignés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? Parce que dans le deuxième texte, les élèves ont interrompu
six fois leur lecture pour chercher dans le dictionnaire, ce qui a compliqué
leur compréhension globale du texte. Dès lors que l’enseignant a souligné un
mot, l'élève y a vu une consigne implicite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre expérience a porté sur des enseignants. Les éléments contrôlés
étaient leurs compétences en navigation sur le web et en psychologie de
l’adolescent. Pour réaliser cette tâche, on avait mis à la disposition des
enseignants un CD-Rom sur la psychologie des adolescents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui étaient de gros utilisateurs du web ont ouvert 128 pages en
moyenne, les autres n’ont ouvert que la page d’accueil. Au final, ils ont
abouti au même résultat. Le fait, pour certains, d'être de gros utilisateurs du
Web ne leur a pas servi à obtenir une meilleure performance. André Tricot en
conclu que les usages ne permettent pas forcément de développer toutes les
compétences pour utiliser efficacement l’outil. Disposer de compétences
instrumentales ne dispense pas de disposer de compétences
informationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pense que l’utilisation d’Internet exige de disposer d’excellentes
connaissances en compréhension car les documents multi-sources que l’on trouve
sur Internet sont sans nul doute les plus complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;André Tricot précise que les enfants et les adolescents évaluent moins et
moins bien les sources, utilisent moins de critères d’évaluation de la
pertinence, utilisent les images pour évaluer la valeur du document. Aux yeux
de l’élève, un bon document c’est un document où l’on pourra facilement faire
un copier coller. Enfin il signale les travaux de Jérôme Dinet qui explique
qu'il suffit que le mot soit souligné ou en couleur pour que l'élève pense
qu'il est pertinent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Graves difficultés prévisibles pour le monde associatif</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2007/04/06/Graves-difficultes-previsibles-pour-le-monde-associatif</link>
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    <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 13:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>accessibilité</category><category>association</category><category>financement</category><category>incertitude</category><category>information</category><category>réforme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.informer-autrement.fr/public/Illustrations/Cerfa_t.jpg&quot; alt=&quot;Cerfa.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.informer-autrement.fr/post/2007/03/10/Du-nouveau-pour-le-financement-des-associations&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dans mon dernier article concernant le financement des associations&lt;/a&gt;, je n’avais pas vraiment porté attention à la partie «&amp;nbsp;compte rendu financier ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après réflexion, alors que je ne voyais dans un premier temps qu’une contrainte administrative supplémentaire dans cette évolution,  le risque de paralysie du fonctionnement associatif m’a semblé considérable. Je profite cependant de cette note pour vous donner un autre lien vers le &lt;a href=&quot;http://www.maine-et-loire.pref.gouv.fr/actions/CERFA_subvassoc.doc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;CERFA de demande de subvention pour les associations&lt;/a&gt;. Celui-ci est un fichier format traitement de texte, évidemment plus simple à remplir qu’un fichier Pdf. La conversion a été réalisée, semble-t-il par la préfecture du Maine et Loire.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www2.equipement.gouv.fr/bulletinofficiel/fiches/Bo200619/A0190037.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L’arrêté du 11 octobre 2006&lt;/a&gt; détaille le contenu et la forme du compte rendu financier, obligatoire pour les associations bénéficiant de subventions affectées à un «&amp;nbsp;projet précis ». La notion de projet précis est floue mais on peut considérer que toutes les subventions sont visées. En 2007, je connais peu de subvention sans objet, ne fixant pas des objectifs précis.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’arrêté établit  que ce compte rendu doit se présenter sous forme de tableau des charges et des produits. Il doit faire apparaître les écarts éventuels en euros et en pourcentage entre le budget prévisionnel et la réalisation.  Dans la colonne charges, sont prévues les charges indirectes comprenant les frais de fonctionnement et les frais financiers affectés à l’action.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’association devra également commenter en annexe ces éventuels écarts budgétaires. Une annexe est également prévue pour faire le bilan de l’activité financée. Ce nouveau type de compte rendu est obligatoire à partir du 1er janvier 2007. Le quatrième alinéa de l’article 10 de la loi du 12 avril 2000, beaucoup plus flou dans sa formulation, est abrogé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mme Ceccaldi Raynaud a &lt;a href=&quot;http://d2g.refasso.com/Dev2Go.web?Anchor=actunew_detail&amp;amp;lTable=424767&amp;amp;idune_dataid=1577&amp;amp;rnd=8&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;appelé l’attention du ministre de la jeunesse et sports&lt;/a&gt; le 26 décembre dernier sur la situation des associations bénéficiant de petites subventions. Le ministre n’envisage pas un seuil pour l’application de ce texte. M. Jean-Patrick Courtois, sénateur, avait souhaité posé en novembre dernier une question allant dans le même sens mais elle avait été retirée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne suis pour ma part pas trop inquiet pour les petites associations. Bien que l’alourdissement permanent des contraintes et obligations légales (avec les responsabilités qui vont avec) entraîne inéluctablement la disparition des bénévoles, les petites associations bénéficient généralement d’une seule subvention. Dans leur cas, la tenue d’une comptabilité respectant le plan comptable associatif sera suffisante pour remplir le compte rendu financier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne suis pas beaucoup plus inquiet pour les grosses associations qui sont déjà doté d’un système de comptabilité analytique performant. Pour ces dernières, le nouveau texte aura peu d’effet. La difficulté sera d’un autre ordre pour les associations de taille moyenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tout d’abord, rappelons que ce texte a des visées rétroactives bien qu’applicable à compter du 1er janvier 2007. En effet, les bilans fournis à partir de cette date devront-ils  être réalisés avec le nouveau modèle&amp;nbsp;? Voilà une question sujette à interprétation et à laquelle il serait utile de répondre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Remplir ce compte rendu financier nouvelle formule, alors que rien dans la ventilation des dépenses n’a pu être anticipé, est une surcharge de travail considérable. Il est absolument vital que cette obligation ne s’applique pas pour les bilans portant sur des actions 2006.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A partir de l’exercice 2007, on pourra pour tenter de simplifier envisager une comptabilité ventilant les charges des activités dans des comptes spécifiques et répartissant les charges de fonctionnement en utilisant une clé de répartition calculée sur la base du nombre de permanents affectés à l’action.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais le plus gros problème n’est pas là !&lt;/strong&gt; La ventilation des subventions est une question infiniment plus délicate.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La plupart des financeurs ont pris l’habitude de ne financer les actions qu’à hauteur d’un certain pourcentage. C’est la preuve qu’elles ne considèrent pas les associations pour des prestataires de services. Elles se contentent d’encourager leur action&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A partir du moment où toute action devra afficher une répartition précise des subventions, aucune action ne pourra être budgétée par l’association sans un accord préalable des financeurs quant à la répartition précise de leur soutien. Il serait de mauvais ton d’annoncer à une collectivité lors du bilan qu’elle a en fait financé des actions qui ne la concernait pas, voire qu’elle a contribué aux insuffisances de financements d’autres collectivités. De nombreux allers et retour sont à prévoir pour tenir compte des refus, des arbitrages quant au pourcentage de prise en charge, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce travail préparatoire devrait demander plusieurs mois. Il devra être clos antérieurement au dépôt des demandes et avant la réalisation du budget prévisionnel qui doit lui être voté avant le début de l’exercice. Les contraintes imposées sont en contradiction avec les pratiques actuelles où les associations apprennent en cours d’année la subvention réelle qu’elles auront pour l’exercice en cours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On imagine les conséquences pour la gestion des associations si le texte est appliqué dans toute sa rigueur et surtout si, comme le souhaite le gouvernement, le formulaire CERFA de demande de subvention est adopté aussi par les collectivités et autres financeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On peut craindre alors la réaction des banques, déjà frileuses, quand elles auront compris les conséquences possibles de ce texte.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le fonctionnement de nos institutions s’alourdit</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2007/02/22/Nos-institutions-salourdissent</link>
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    <pubDate>Thu, 22 Feb 2007 00:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>conscience</category><category>contrôle</category><category>incertitude</category><category>initiative</category><category>surveillance</category><category>évaluation</category>    
    <description>&lt;p&gt;Gilles Martin, l’été dernier, avait attiré mon attention par un article
plein d’humour au titre évocateur : &lt;a href=&quot;http://gillesmartin.blogs.com/zone_franche/2006/07/fautil_dterrer_.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Faut-il déterrer les graines tous les jours pour vérifier
qu’elles poussent bien ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Martin parle ici de l’entreprise et de ses dirigeants mais les
entreprises ne sont pas les seules institutions à souffrir de cette &amp;quot;maladie&amp;quot;
du contrôle permanent.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans son billet, Gilles Martin affirme que la question intéressante n’est
pas de savoir si les dirigeants manquent ou non de contrôle sur leur
entreprise, mais plutôt de savoir s’il est souhaitable que les dirigeants
contrôlent leur entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il raconte une expérience faite avec des étudiants auxquels était demandé de
superviser un travail. Le seul fait pour un groupe test de croire qu’il avait
exercé sa supervision, avait convaincu ses membres que le produit final réalisé
était merveilleux alors que leur intervention n’avait eu aucun
impact !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il conseille d’éviter de mettre en place ou de faire durer ces organisations
où il est quasiment impossible de prendre la moindre initiative car les
personnes qui contrôlent le travail sont elles-mêmes contrôlées par d’autres,
elles aussi contrôlées par d’autres, qui doivent en rendre compte à ceux qui
contrôlent tout…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de dirigeant, poursuit-il, est typiquement celui qui décourage tous
ses collaborateurs, emmène son entreprise dans des choix hasardeux, et, le
pire, souvent sans s’en rendre compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Institutions publiques ou privées sont aujourd’hui de plus en plus souvent
victimes d’une surveillance, qui interdit totalement tout esprit d’innovation.
Est-ce un bien ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Développer le besoin d'information</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2006/05/26/Developper-le-besoin-dinformation</link>
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    <pubDate>Fri, 26 May 2006 08:57:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>attention</category><category>besoin</category><category>effort</category><category>image</category><category>incertitude</category><category>information</category><category>jeunes</category>    
    <description>&lt;p&gt;Pour développer le besoin d’information, il faut créer de l’incertitude.
L’école a-t-elle compris que son rôle ne consiste pas à « déverser »
des savoirs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut développer l’interrogation des jeunes, exercer leur esprit critique
quant à l’information qu’ils trouvent. Il faut créer des situations où la
connaissance de ces jeunes sera mise à défaut, les contraignant à chercher
l’information dont ils ont besoin.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;C’est en suscitant le questionnement que l’on suscite le besoin
d’information. Si le jeune a besoin d’une connaissance dont il ne dispose pas,
s’il a besoin de confirmer une information qu’il a, alors le besoin
d’information va apparaître. Educateurs, enseignants, professionnels de
l’information doivent encourager les jeunes à chercher l’information et à en
évaluer la pertinence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il existe d’autres freins à la recherche d’information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://infocom.u-strasbg.fr/~thematic/documents/actes/actes_simmonotbrigitte_txt.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Brigitte Simmonot&lt;/a&gt; dit : « Pour qu’un besoin
d’information mène à une activité de recherche d’information, il faut que
l’individu pense qu’il existe une réponse à sa question et que l’effort
nécessaire pour obtenir cette réponse n’est pas trop important par rapport au
gain attendu »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/formations/manag_info/articles/article_8_11.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Chun Wei Choo&lt;/a&gt; signale qu’on observe au moins « trois
types d'efforts ou de coûts différents : les efforts physiques (pour se
déplacer jusqu'à la source), les efforts intellectuels (par exemple pour se
familiariser avec un système de classification ou une application informatique)
et les efforts psychologiques (par exemple pour aborder une source
désagréable). »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc essentiel de « diminuer l’effort » et de favoriser
« l’attention » des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/formations/manag_info/articles/article_2_5.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Thomas H. Davenport&lt;/a&gt; rappelle que « Si l'information que
vous produisez ou diffusez n'attire pas l'attention, il est inutile de vous
donner tant de peine… Les fournisseurs d'informations feraient donc bien
d'aller voir du côté de l'édition, du divertissement et de la publicité,
notamment pour comprendre comment attirer et retenir l'attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de rédiger cet article, j'aurais dû tourner une vidéo sur
l'attention. Pas avec une personne en gros plan, mais plutôt une histoire, une
pièce ou une illustration qui semble extraite de la vie réelle et qui attire
votre attention sur ce sujet. Nous devrons tous devenir des réalisateurs de
films vidéo pour véhiculer les informations ayant vraiment de l'importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on utilise du texte, il faut le placer dans le contexte d'une
histoire… »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le besoin d’information</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2006/05/24/Le-besoin-dinformation</link>
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    <pubDate>Wed, 24 May 2006 01:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>besoin</category><category>connaissance</category><category>conscience</category><category>demande</category><category>incertitude</category><category>information</category><category>jeunes</category><category>peur</category>    
    <description>&lt;p&gt;Si une personne a faim, elle se met en quête de nourriture. Si elle a froid,
elle va chercher à se réchauffer. Mais que fait-elle si sa situation nécessite
d’obtenir des informations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;André Tricot constate que le besoin d’information n’est pas inné. Pour que
ce besoin apparaisse, il faut des conditions. Il affirme : « si j’ai
de l’incertitude alors j’ai besoin d’information ; si je n’ai pas de
connaissances alors je n’ai pas d’incertitude ; si j’ai de la certitude
alors je n’ai pas besoin d’information. »&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si j’ai de l’incertitude, alors j’ai besoin
d’information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, dans le cadre d’une recherche universitaire, j’enquête auprès d’un
échantillon de jeunes sur l’agglomération d’Evry. Je souhaite vérifier les
connaissances des jeunes sur des questions d’information traitées par le centre
où je travaille. Je compare alors la qualité des réponses avec le fait que les
jeunes interrogés se sentent ou non sous informés. Le rapprochement n’est pas
concluant : en fait, un jeune peut disposer de beaucoup d’informations
pertinentes et se déclarer sous informé. A l’inverse, il peut se déclarer assez
informé et ne disposer que de fort peu d’informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais mon attention est attiré par un autre croisement de critères : ce
sont les jeunes qui sont angoissés par leur avenir ou par une échéance
prochaine, ceux dit « de bas niveau », ceux qui fréquentent l’ANPE ou la
mission locale, qui se déclarent majoritairement sous informés. A l’inverse, ce
sont les collégiens et les jeunes qui suivent des études supérieures qui se
déclarent majoritairement « assez informés ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’en conclu que le sentiment de sous information est lié à la plus ou moins
grande inquiétude ressentie par les jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si je n’ai pas de connaissances alors je n’ai pas
d’incertitude&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes peuvent ne pas savoir qu’il existe une réponse à leur question.
Ils peuvent ne pas savoir de quelles informations ils ont besoin. Ils n’ont pas
forcément conscience de leurs propres difficultés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si j’ai de la certitude alors je n’ai pas besoin
d’information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le jeune a pris une décision, il ne cherchera pas une information qui
risque de contredire la décision qu’il a prise. De même, celui qui a l’habitude
d’utiliser une « réponse » pour résoudre un problème, ne verra pas
l’utilité de chercher une information pour trouver un meilleur remède, persuadé
que sa réaction habituelle est la bonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un grand nombre des éléments concernant la bibliographie de André Tricot
&lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/andre.tricot/AndreTricot.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;est ici&lt;/a&gt; et l’article qui traite la question qui nous intéresse
&lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/andre.tricot/Tricot_BesoinInformation.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;est là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous considérons que l’information est indispensable dans la vie de tous
les jours, si nous admettons que le besoin d’information n’a rien
d’automatique, la déduction logique est qu’il nous faut développer le besoin
d’information chez les jeunes. Nous verrons dans la note suivante quelques
pistes pour développer ce besoin.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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