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  <title>Informer autrement - Tag - modération</title>
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  <description>Ce blog est destiné à ceux qui agissent pour l'information des jeunes</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 04 Dec 2008 23:37:59 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
  <docs>http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss</docs>
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  <item>
    <title>Les actus du 3 mai 2008</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2008/05/03/Les-actus-du-3-mai-2008</link>
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    <pubDate>Sat, 03 May 2008 00:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Actualité</category>
        <category>anonymat</category><category>blog</category><category>contrôle</category><category>Internet</category><category>juridique</category><category>modération</category><category>multimédia</category><category>présentiel à distance</category><category>réseau social</category><category>vidéos</category>    
    <description>&lt;p&gt;Au sommaire cette semaine : une rencontre autour de l’innovation ;
l’enregistrement des commentaires en vidéo est-elle une bonne idée ;
l’internaute fonctionne de plus en plus en réseau ; des cursus en ligne
pour favoriser l’obtention de diplômes ; vérifier l’information est une
exigence absolue ; la Lcen enfin appliquée.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une rencontre autour de
l’innovation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article.tpl?id=15555&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vu chez Artesi&lt;/a&gt;. Le 49ème carrefour des possibles, organisé
par la Fondation Internet nouvelle génération (Fing) aura lieu le 15 mai 2008,
de 17h à 21h30 à l'Université Paris Descartes, Faculté de médecine, 45 rue des
Saints Pères - 75006 Paris. Le 15, on parlera « innovation » avec un
moment sur l’innovation depuis le Moyen-âge et un dialogue autour des nouveaux
modèles d’émergence de l’innovation. L’habituelle présentation des projets
sélectionnés suivra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 300 premiers inscrits pourront récupérer l'ouvrage « Cultivons
l'innovation ! » édité par la Fing en partenariat avec la région Ile de
France.&lt;/p&gt;    &lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’enregistrement des commentaires en vidéo
est-elle une bonne idée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques jours, il est possible sur le blog de Techcrunch France de
faire des commentaires avec une webcam. En 7 jours, le blog a accueilli 33
billets et 261 commentaires mais seulement 21 en vidéo. Si sur le premier
billet, la moyenne est de 1 commentaire vidéo pour 3 commentaires textes,
celle-ci n’est plus que de 1 commentaire vidéo pour 25 textes pour les billets
suivants. Les critiques portent sur le fait qu’il est impossible de lire une
vidéo en transversale, comme on le ferait avec un texte et donc que ce système
fait perdre du temps. Sont signalés également le fait que l’anonymat est
impossible et que le contrôle des contenus par le responsable du site exige
qu’il visualise intégralement les vidéos. Pour vous faire une idée plus
précise : &lt;a href=&quot;http://fr.techcrunch.com/2008/04/24/nouveaute-les-commentaires-en-video-sur-techcrunch-france-avec-seesmic/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;voici le premier billet qui présentait le système&lt;/a&gt; et a généré
beaucoup de réactions.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’internaute fonctionne de plus en plus en
réseau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mediametrie.fr/news.php?rubrique=net&amp;amp;news_id=251&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Médiamétrie nous rappelle&lt;/a&gt; quelques chiffres pour définir
l’année Internet 2007. 30 millions d’internautes. 93.4 % des foyers sont
équipés en haut-débit en France soit 3 fois plus qu’il y a trois ans. Mais
surtout l’internaute 2007 fonctionne en réseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, on comptait :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;5,2 millions de visiteurs uniques qui se sont connectés sur Internet pour
retrouver un (e) camarade de classe ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;582 000 visiteurs qui ont cherché à entretenir des relations
professionnelles sur des réseaux sociaux ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;2 millions de visiteurs uniques pour Facebook ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Plus d’un internaute sur deux a consulté au moins un blog et le nombre de
blogueurs en France a atteint les 5 millions (+ 24 % en 1 an).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des cursus en ligne pour favoriser l’obtention
de diplômes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu sur @rt Flash, &lt;a href=&quot;http://www.atelier.fr/usages/10/07042008/internet-e-learning-etudiants-descolarises-bill-melinda-gates-36322-.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cet article d’atelier.fr&lt;/a&gt;. Un rapport publié par la fondation
Bill et Melinda Gates précise que près d’un lycéen américain sur trois ressort
du lycée sans diplômes. D’où la nécessité, souligne l’étude, de développer des
cursus en ligne permettant plus de flexibilité aux étudiants en leur permettant
d’apprendre à leur rythme. L’étude rappelle que pour certains, il s’agit de
trouver des contenus en mesure de capter leur attention, que pour d’autres il
faut s’adapter à leur situation personnelle (naissance d’un enfant, obligation
d’avoir une activité professionnelle, etc.). Bien sûr l’étude précise que rien
n’est possible sans une importante mobilisation de la part de l’élève.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vérifier l’information est une exigence
absolue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est &lt;a href=&quot;http://www.pocarles.com/2008/04/information-et.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Pierre-Olivier Carles&lt;/a&gt; qui fait un billet sur Information et
désinformation. Il affirme que les médias n’ont plus les moyens de vérifier
l’information et que ce qu’ils délivrent est de plus en plus sujet à caution.
Il demande quel est l’intérêt d'avoir une information qui au final est fausse,
biaisée ou incomplète. Il nous donne comme exemple le militant tibétain qui a
attaqué la jeune escrimeuse en fauteuil roulant et qui serait potentiellement
un Chinois fauteur de trouble piloté par le gouvernement pour discréditer les
tibétains... et peut-être pas, car la photo pourrait être truquée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait Pierre-Olivier nous parle de fiabilité et nous précise qu’il est
essentiel de passer du temps à contrôler l’information. Son billet nous
rappelle aussi l’absolue nécessité d’apprendre aux plus jeunes à être prudent
quand à leur façon de recevoir et de relayer l’information.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;color: green;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Lcen enfin appliquée !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques temps &lt;a href=&quot;http://www.informer-autrement.fr/post/2008/03/31/La-LCEN-une-loi-pour-quoi-faire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;je vous tiens
informés des dernières interprétations&lt;/a&gt; de la Loi pour la confiance en
l’économie numérique (Lcen). &lt;a href=&quot;http://www.legalis.net/article.php3?id_article=2282&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le site
legalis.net reprend l’affaire Lafesse contre Dailymotion&lt;/a&gt; dans un billet
récent. Le TGI de Paris a reconnu à Dailymotion le statut d’hébergeur et à
appliquer dans toute sa logique le texte de loi. Pourquoi ce texte n’a-t-il pas
été appliqué de la même façon par le tribunal de Nanterre qui a
systématiquement refusé la qualité d’hébergeur pour les sites lespipoles.com et
Fuzz.com ? Les arguments présentés et les situations semblent pourtant
identiques. La loi est la même pour tous car la loi est la loi…
Quoique ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.informer-autrement.fr/post/2008/05/03/Les-actus-du-3-mai-2008#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Hébergeur ou éditeur, une interrogation qui fait la différence !</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2008/02/25/Hebergeur-ou-editeur-une-interrogation-qui-fait-la-difference</link>
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    <pubDate>Mon, 25 Feb 2008 01:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Etudes</category>
        <category>acteurs</category><category>collaboratif</category><category>contrôle</category><category>hébergeur</category><category>Internet</category><category>modération</category><category>surveillance</category><category>UGC</category><category>validation</category><category>éditeur</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le web 2.0 favorise la création et la diffusion de contenus par les
internautes. Les sites ayant une mission de service public seront tentés de
plus en plus de donner la parole au public, d’ouvrir aux commentaires les
informations qu’ils diffusent. Se pose dès lors la question de la
responsabilité de ce qui se dit dans les commentaires, de l’obligation de
« surveillance » que cela implique (ou non) pour les responsables de
sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est &lt;a href=&quot;http://blog.m2ie.fr/post/2008/02/13/Quelle-responsabilite-pour-lentreprise-dans-lutilisation-du-web-20&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Anthony Poncier&lt;/a&gt; qui signale ce texte, &lt;a href=&quot;http://www.droit-technologie.org/upload/dossier/doc/165-1.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;qui traite de cette question, sur le site « Droits et
Technologies&lt;/a&gt;. » Trois avocats ont rédigé cet article : Pascal
Reynaud, Thibault Verbiest et Bertrand Vandevelde.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En pratiquant le web collaboratif, de nombreuses institutions se
transforment en intermédiaire technique, permettant aux internautes de
s’exprimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’hébergeur dispose d’un régime de responsabilité défini par la Loi pour la
confiance en l’économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004. Cette loi prévoit un
système de limitation de responsabilité des hébergeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est donc : les responsables d’un site institutionnel qui
ouvrent des pages aux contributions des utilisateurs doivent ils être
considérés comme des éditeurs ou comme des hébergeurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pourraient considérer qu’ils sont des éditeurs car leur métier ne
consiste pas seulement à mettre à disposition des espaces de stockage de
données sur des serveurs. Heureusement, l’article 6.1.2 de la LCEN a procédé à
un élargissement de la notion d’hébergeur. La jurisprudence accorde assez
largement la qualification d’hébergeurs aux acteurs du web 2.0. Cette évolution
est essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La responsabilité d’un hébergeur ne peut être engagée s’il n’avait pas
connaissance du caractère illicite de contenus présents sur son site ou si, dès
qu’on lui a signalé, il a agi promptement pour retirer ce contenu. Attention,
ce retrait doit être efficace. Le site doit se donner les moyens pour que le
contenu incriminé ne réapparaisse pas, quelques jours plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’hébergeur n’est donc pas astreint à une &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;modération des contenus&lt;/a&gt;, il doit par contre être très réactif
lorsqu’on lui signale l’existence de contenus illicites. Est considéré comme
illicite le racisme, le négationnisme, la pédopornographie et de manière
générale toute atteinte à la dignité humaine. L’hébergeur n’a donc aucune
obligation de surveillance du site. Il est arrivé cependant que certains juges
interprètent la loi de façon restrictive et condamnent le responsable d'un site
mais cette attitude est plutôt marginale selon les auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention cependant : le responsable d’un site Internet qui modèrerait
à priori les commentaires serait considéré comme éditeur. La modération à
priori permet aux personnes en charge de la modération de prendre connaissance
des contenus et donc de juger de leur légalité. En contrôlant le contenu avant
qu’il ne soit publié, le responsable devient éditeur du dit contenu puisque
c’est lui qui décide de sa diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention également : le nombre de personnes concernées par le site est
aussi un élément pris en compte par les juges. Si ce nombre est faible (moins
d’une cinquantaine de visiteurs, par exemple,) la qualité d’hébergeur pourrait
ne pas être retenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que de nombreuses organisations seront amenées à se poser la question
de l’adoption du web collaboratif, la responsabilité se devait d’être abordée.
La lecture de ce document de douze pages est particulièrement instructive et
peut permettre d’envisager plus sereinement l’ouverture de tels sites pour
faciliter le dialogue avec le public.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.informer-autrement.fr/post/2008/02/25/Hebergeur-ou-editeur-une-interrogation-qui-fait-la-difference#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L’Adverposting ou l’art de vous tromper</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2007/12/07/LAdverposting-ou-lart-de-vous-tromper</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Dec 2007 23:20:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Outils Internet</category>
        <category>collaboratif</category><category>confiance</category><category>consommation</category><category>Internet</category><category>manipulation</category><category>modération</category><category>validation</category><category>éducation</category><category>évaluation</category>    
    <description>&lt;p&gt;La plupart des sites marchands propose aux consommateurs de laisser leurs
avis sur les produits qu’ils vendent. Ces avis sont de plus en plus prisés par
le public qui tient compte des commentaires laissés pour éclairer ses
choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsque l’internaute s’exprime, ce n’est pas toujours pour dire du
bien ! Une nouvelle technique est née pour manipuler l’acheteur. Il s’agit
&lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/167473/High-Tech-L-Advertposting-ou-l-art-de-creer-un-buzz-favorable.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;de l’adverposting&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;De quoi s’agit-il ? C’est le fait d’écrire de faux témoignages. Les
entreprises peuvent intervenir directement mais cette tricherie commence à
« s’industrialiser ». Des sociétés se sont spécialisées dans l’art de nous
tromper et publient en toute discrétion des commentaires. Il semblerait que ce
système se développe particulièrement dans le domaine du tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, il s’agit exclusivement de commentaires positifs ayant pour
but de valoriser le produit de la marque mais on peut craindre que certains
commentaires négatifs soient également postés contre les produits de la
concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vacancespratiques.net/L-art-de-bien-mentir_a4690.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Marcel Lévy dit&lt;/a&gt; : « il faut de la finesse pour que
le témoignage ne fasse pas bidon. Il faut laisser de la faute d'orthographe… et
parler «peuple» pour donner du crédit aux témoignages. Enfin, il faut éviter
les superlatifs et savoir glisser un ou deux inconvénients dont tout le monde
se fout. »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut imaginer que sur les sites à forte notoriété, où on trouvera des
centaines de commentaires, l’entreprise pratiquant l’adverposting renonce à
intervenir, eu égard à l’énormité de la tâche. Quoi qu’il en soit, pour lutter
contre ces manipulations, il est indispensable d’informer le citoyen pour qu’il
développe esprit critique et vigilance. Une mission dévolue au monde éducatif
et au secteur public !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le web collaboratif, utile aussi pour les organismes publics</title>
    <link>http://www.informer-autrement.fr/post/2007/11/12/Le-web-collaboratif-utile-aussi-pour-les-organismes-publics</link>
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    <pubDate>Mon, 12 Nov 2007 00:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Christian BENSI</dc:creator>
        <category>Apports et réflexions</category>
        <category>anonymat</category><category>changement</category><category>collaboratif</category><category>information</category><category>Internet</category><category>jeunes</category><category>modération</category><category>rencontre</category><category>responsabilité</category><category>service public</category><category>UGC</category><category>validation</category>    
    <description>&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/auteur.php3?id_auteur=9577&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; alt=&quot;Rédacteur Agoravox&quot; src=&quot;http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur3.gif&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Le citoyen sur Internet n’est plus un lecteur passif. Tout est occasion pour
le faire participer. Réactions, compléments et témoignages enrichissent
l’information brute en la complétant. Le web collaboratif contrôle la pseudo
objectivité de l’information diffusée et la complète quand c’est
nécessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une idée peut émerger dans l’isolement mais c’est l’interaction entre les
individus qui la renforce ou… la détruit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’influence du collaboratif va crescendo. Les internautes utilisent de plus
en plus la rubrique « avis des consommateurs » sur les sites
marchands, d’après &lt;a href=&quot;http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2299.asp?rubId=23&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une
étude récente Ipsos&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans le secteur commercial, le succès du &lt;a href=&quot;http://www.lafraise.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;site Lafraise&lt;/a&gt; est emblématique de ces nouvelles pratiques.
Sur ce site, des centaines de designers proposent de nouveaux visuels pour des
tee-shirts. Ceux-ci sont soumis au vote des utilisateurs du site. Les designs
plébiscités sont ensuite imprimés et vendus en ligne. Et cela marche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’inverse, le web collaboratif ne se décrète pas. A l’occasion de son
université d’été de septembre 2007, le Médef avait décidé de faire appel à 80
blogueurs pour couvrir sa manifestation. &lt;a href=&quot;http://www.jouer-le-jeu.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sur le blog dédié&lt;/a&gt;, on trouve 16 articles et seulement 4
commentaires. Piètre résultat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal reproche que l’on peut faire au web collaboratif, ce sont les
comportements incorrects de certains internautes. Ceux-là sont clairement
encouragés par un supposé anonymat qui permet tous les abus et garantirait
l’impunité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le web collaboratif peut-il avoir du succès sur les sites des
institutions ? Et d’abord, pourquoi un internaute commente-t-il sur un
site ? Les raisons sont multiples : l’internaute peut être passionné
par un sujet, il joue alors le rôle d’expert. Il peut aussi souhaiter se faire
remarquer. Le commentaire peut aussi servir à « passer le bonjour », une
attitude que l’on trouve beaucoup dans les blogs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l’information brute d’un site institutionnel favorise peu les débats
d’idées, il est difficile de sympathiser avec l’auteur de l’information,
rarement identifiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le web collaboratif s’est largement imposé dans les médias presse et sur
les blogs, il a du mal à s’imposer dans les institutions publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains sites institutionnels ont intégré la possibilité de commentaires
mais les lecteurs contribuent peu. Pour que cela fonctionne, le site doit
adopter une position claire dès le départ et surtout il doit animer l’espace
« commentaires ». Le terme de « témoignages » me semble
d’ailleurs plus adapté ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le web collaboratif dans les sites institutionnels est loin d’être inutile.
Une mise en garde contre des difficultés rencontrées, des informations
concernant des dysfonctionnements dans l’application des textes législatifs
contribueraient à une information plus complète, en phase avec la réalité.
L’internaute assure une vigilance que peu d’éditeurs ont les moyens de mettre
en place, face à l’énormité des flux d’information qu’il faut désormais
traiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on ne peut négliger le risque de manipulation. Certaines écoles
privées peuvent, dans des sites d’information sur les formations être tentées
de se faire de la publicité gratuite en dissimulant leur identité. Une grande
vigilance est donc indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain qu’un site collaboratif demande plus « de
présence » qu’un site institutionnel classique. Le site collaboratif doit
se donner les moyens d’une lecture des commentaires afin de vérifier
l’information diffusée, de supprimer les « témoignages » de nature
publicitaire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est indéniable que la veille assurée aujourd’hui par la plupart des
citoyens sur le web peut compléter l’information diffusée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’expérience utilisateur est irremplaçable. On constate que de plus en plus
de jeunes s’adressent à leurs pairs pour obtenir des conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’institution, quand elle écrit, propose un discours aseptisé. Ouvrir les
sites des services publics au collaboratif, c’est donner l’éclairage de
situations vécues à ceux qui souhaitent s’informer. C’est le collaboratif qui
permettrait sur certains sites institutionnels de donner la petite information
complémentaire, l’astuce, qui fait gagner du temps ou sort d’affaire. Cette
information officieuse, certains par leur réseau en disposent et d’autres pas.
Ne vaut-il pas mieux que cette information soit contrôlée plutôt que véhiculée
sans vérification en dehors des sites en charge de l’information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le collaboratif n’entre pas dans le web institutionnel, le public, les
jeunes surtout, se détourneront et chercheront d’autres lieux pour s’informer,
des lieux où les réalités du quotidien seront mieux prises en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec, pour corollaire, un vrai risque de désinformation, voire de
manipulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le web institutionnel collaboratif présentera des différences avec le web
collaboratif que l’on connaît aujourd’hui. Il sera sans doute moins dynamique,
plus contrôlé que celui auxquels la presse et les blogs nous ont habitué. Mais
le web collaboratif est une tendance profonde et le web institutionnel ne
pourra pas longtemps continuer à s’en dispenser.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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