Les FAI (fournisseurs d’accès Internet) jouent un rôle déterminant dans le pourriel. Le CIJE en a fait l'expérience : une boîte mail, jamais communiquée, ne figurant sur aucun site Internet, stocke, après deux ans d’abonnement et d'inactivité, plus de 1800 mails. Quand le même fournisseur propose un logiciel antispam et qu’un "abonné" me dit : leur filtre cela marche, on comprend mieux ! Le FAI ne vend évidemment pas les adresses mails de ceux qui ont pris l’abonnement antispam.

Pour contrer l’envahissement du spam, des logiciels ont vu le jour. Résultat : un mail peut disparaître sans que personne en soit averti. Il m’est arrivé dernièrement de m’étonner qu’un mail simple (pas un mailing), ne soit pas arrivé chez mon destinataire, 30 minutes après son envoi. Nous l’avons retrouvé dans les mails effacés, la personne était dotée d’une option antispam, sans doute mal réglée, d’un fournisseur d’accès Internet.

Comment continuer à construire une stratégie de diffusion de l’information par newsletters si la plupart de ces lettres, demain, n’arrivent plus chez le destinataire ?

Nous devons anticiper et trouver d’autres alternatives avant qu’il ne soit trop tard. Le fil RSS pour nos news me semble être la meilleure solution. L’acte volontaire qui consiste, pour l’internaute, à aller s’abonner à ce "fil" sur le site Internet concerné, montre l’accord de l’internaute sans ambiguïté. Pour se désabonner, l’action est simple puisqu’elle ne dépend plus de la « bonne volonté » de « l’expéditeur ». Elle est effectuée directement par l’intéressé à partir de son lecteur de flux RSS. Actuellement, on peut lire les "fils" dans le navigateur Firefox et, avant la fin de l'année, on pourra les consulter avec Internet Explorer. Cette intégration directe dans les navigateurs devrait favoriser la diffusion par fils RSS.

Il reste un point à régler. Comment faire connaître la disponibilité de fils RSS sur nos sites Internet ? En envoyant des mailings… par la poste ?