Nous nous souvenons tous de la difficulté de la France à adopter Internet. Nous avions le minitel et Internet n’apparaissait pas forcément beaucoup plus pertinent. Il en a été de même pour le Réseau Information Jeunesse, qui très satisfait de son système d’auto documentation, a mis beaucoup de temps à comprendre la nécessité du passage d’un système « en local » à un système d’information à distance.

Toute action vraiment innovante inquiète parce qu’elle entraîne vers l’inconnu. Un directeur d'un Centre régional d'information me disait récemment : « Je crois que beaucoup de directeurs ont compris qu’il faut changer les pratiques mais le plus grand frein pourrait bien venir de l’intérieur, des documentalistes, qui se sentent menacées dans leurs pratiques et dans leurs statuts. »

Nous avons en effet l’obligation de convaincre : oui, leurs métiers vont changer, c’est indéniable, mais ils ne vont pas disparaître.

Je reçois chaque semaine 600 communiqués par fil RSS dans le cadre de l’activité du blog. Ceux-ci me permettent notamment de faire « les actus. » Vous ne pouvez imaginer le nombre d’informations fausses que je collecte sur le web, informations reprises en boucle ce qui donne à penser qu'elles sont réelles. Il faudra toujours des personnes pour vérifier (valider) l’information.

Il y a 22 ans, j’achetais mon premier ordinateur. L’écran était vert. Doté d’un lecteur de cassettes, il mettait 15 minutes pour charger un programme. Qui pourrait travailler encore avec ce matériel ?

Il faudra toujours des spécialistes mais nous devrons changer nos outils et nos méthodes.