Le métier d’informateur étant souvent considéré comme « inné », il est difficile de faire comprendre que l’information des jeunes est un vrai « métier » qui nécessite des personnels spécialisés et formés.

Avec l’adoption massive d’Internet par un grand nombre de jeunes, la fréquentation dans les structures tend à diminuer mais la demande d’information très qualifiée a parallèlement augmenté. Chargés de missions extrêmement diversifiés, les services jeunesse sont de plus en plus tentés de réclamer de la polyvalence à leur personnel, chargé de l’information des jeunes. Cela se fait au moment où les informateurs devraient au contraire renforcer leur spécialisation.

Le Point Information Jeunesse ou la petite structure municipale d’information sont aujourd’hui menacés.

Dans une microstructure, le professionnel est moins souvent confronté à des questions difficiles. Or, le conseiller (l’informateur) est un « système apprenant ». Il augmente sa compétence en cherchant la réponse aux questions que lui posent les jeunes. Moins il est interrogé et plus sa capacité à répondre diminue. Plus il occupe des missions différentes et moins il est compétent dans son secteur.

Maintenir des unités d’information cohérentes, là et seulement là où elles sont utiles, est un énorme enjeu pour demain. Dans le cas contraire, faute de personnel suffisamment spécialisé, elles ne survivront pas ou ne seront plus en mesure de remplir correctement leurs missions.