Les activités professionnelles des con- seillers d’orientation psychologues
Par Christian BENSI le vendredi 31 mars 2006, 08:25 - Etudes - Lien permanent
La dernière enquête nationale faite par l’ACOP-F (Association des conseillers d’orientation psychologues) et l’INETOP (Institut national d'étude du travail et d'orientation professionnelle) s’est déroulée sur la période 2004/2005.
Elle a été publiée en ce début d’année.
1010 conseillers ou directeurs de CIO ont répondu au questionnaire, soit environ 21 % de la population concernée. En moyenne un centre compte 7,8 postes de conseillers mais l’écart va de 2 à 22 postes. 80,84 % des COPsy sont des femmes.
Entre 1996 (date d’une étude réalisée par le Ministère de l’Education) et 2005, les femmes représentent 83 % des conseillers (au lieu de 76 %) mais surtout 61% des directeurs (au lieu de 40%).
En moyenne un(e) conseiller(ère) s’occupe de 2,5 établissements. 94% des conseillers interviennent en collège. Un conseiller est en moyenne en charge de 1269 élèves. Le public reçu dans les CIO sont des parents (9,5 %), des élèves (52,8 %), des adultes (14 %). 9 % du public relèvent de l’insertion professionnelle.
Les COPsy déclarent utiliser principalement la documentation papier, les sites Internet et les logiciels d’aide à l’orientation.
Quand on leur demande comment ils situent leur métier, ils (elles) le sentent proche (à 65 %) des métiers de l’intervention sociale et de l’emploi et des métiers de la santé. Les métiers « Cadres administratifs et professionnels de l’information et de la communication » ne sont cités que dans 12,2% des réponses.
Ils souhaitent être rattachés à … un CIO dans 94,7 %, le guichet unique n’est cité que dans 2,2% des cas.
84% souhaitent que leur activité soit financée par l’Etat, 49% par la région, 33 % par le département.
95% souhaitent rester fonctionnaires de l’Education nationale.
74% s’estiment « satisfait » à « très satisfait » de leur métier. Les éléments à l’origine de leur insatisfaction sont le manque de moyens, l’hétérogénéité de leurs missions, et le manque d’effectifs.
