Il y a une semaine, Laurence nous invitait dans un commentaire à réfléchir à « l’invitation d'un jeune, qui cite les centres information jeunesse et s'étonne que nous attendions que les jeunes viennent à nous, plutôt que nous allions vers eux et leur mode de communication (c'est à dire les blogs) ».

La question qu’elle pose me semble fondamentale mais délicate dans sa mise en œuvre.

Les jeunes sont de moins en moins présents dans les équipements qu’on a réalisé pour eux. On peut donc légitimement penser que les éducateurs doivent rejoindre les jeunes là où ils sont. Malheureusement les professionnels de l’éducation et ceux de l’information sont contraints à une « logique des territoires ». Une association est financée pour une mission s’adressant à des jeunes mais sur un territoire déterminé.

Or, le web n’a pas de territorialité et les blogs encore moins !

Une collectivité territoriale finance des actions qui s’adresse à « ses jeunes » et voit d’un mauvais œil les actions qu’elle finance et qui n’ont pas suffisamment de retombées sur le territoire qu’elle a en charge.

L’Etat assurait jusqu’alors des missions transversales mais il y a de moins en moins d’Etat. Les collectivités accepteront-elles de financer des actions dont elles ne seront pas sûres que « leurs » jeunes seront les principaux bénéficiaires ?

Si la réponse est oui, alors ils nous sera possible d’envisager des actions nous permettant d’être là où sont les jeunes, d’être présents, là où notre mission d’information peut s’exercer pleinement. Sinon...